De la matière organique extraterrestre retrouvée sur une météorite tombée dans un lac glacé

Il y a deux ans, le 16 janvier 2018, une météorite s’est écrasée dans la région des Grands Lacs, en Amérique du Nord. Surnommée la « météorite de Hambourg », la roche spatiale s’est brisée en des milliers de petits morceaux qui se sont éparpillés sur la surface gelée des lacs Strawberry Lake et Bass Lake dans le Michigan.

Des scientifiques ont utilisé les données de radar météorologique pour retrouver tous les débris du météore, et les collecter dans le but de les étudier.

Crédits Pixabay

Dans une étude publiée le 20 octobre dernier dans la revue Meteoritics & Planetary Science, les chercheurs ont indiqué avoir trouvé et prélevé des échantillons en parfait état sur les morceaux de la météorite de Hambourg. C’est avec enthousiasme qu’ils ont annoncé y avoir découvert « une grande diversité » de matière organique d’origine extraterrestre.

Des échantillons parfaitement préservés  

Philipp Heck, auteur principal de l’étude, conservateur au Field Museum de Chicago et professeur associé à l’Université de Chicago, a indiqué que tous les débris de la météorite ont pu être retrouvés et récoltés très rapidement, ce qui est une excellente nouvelle.

En effet, cela a fait que les composés organiques extraterrestres ont été préservés de toute contamination terrestre. Il faut dire que les eaux glacées des lacs ont beaucoup aidé à conserver parfaitement les échantillons et les garder éloigner de tout ce qui aurait pu les contaminer.

« Les fragments de roche étudiés ne montrent aucun ou peu de signes d’altération terrestre », a déclaré Philipp Heck dans l’étude publiée dans la revue Meteoritics & Planetary Science.

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En savoir plus sur les origines de la Terre

Pour Philipp Heck et ses collègues, les composés organiques extraterrestres prélevés sur les débris du météore pourraient aider à comprendre la formation de la Terre et du système solaire. Il se trouve en effet que la météorite de Hambourg est ce qu’on appelle une « chondrite H4 », une catégorie de roches spatiales qui se sont formées au commencement du système solaire. En tant que telles, elles renferment souvent les mêmes composés organiques essentiels à la création de la vie sur Terre. 

Ainsi comme l’explique Philipp Heck, « la caractérisation de l’inventaire organique des chutes fraîches, rapidement récupérées et correctement conservées, comme Hambourg, est utile, car ces météorites sont généralement moins contaminées par des substances organiques terrestres. […] À partir de chaque nouvelle analyse de météorite fraîche, nous en apprenons davantage sur la coévolution minérale et organique proche. »

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Les recherches continuent ainsi pour essayer d’en savoir plus sur la météorite et ses composés.

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