De nombreux ossements d’animaux de la dernière ère glaciaire découverts dans une ville anglaise

C’est lors de la construction d’une nouvelle ville appelée Sherford dans le comté du Devon, près de Plymouth, que des chercheurs ont découvert des restes d’animaux ayant vécu au cours de la dernière ère glaciaire. Il s’agissait d’ossements retrouvés sur le site de construction de 5 500 nouveaux logements.  

Ere de glace
crédits 123rf

Le projet en question avait démarré en 2015 et avait engagé des archéologues. Ces derniers ont ainsi découvert des os appartenant entre autres à un mammouth laineux, à un rhinocéros laineux, à une hyène et à un loup.

Les archéologues ont trouvé ces restes d’animaux en faisant des fouilles dans une grotte. Ils y ont également découvert les restes d’un cheval, d’un renne, d’un lièvre, d’un renard roux, ainsi que des os appartenant à d’autres mammifères comme les chauves-souris.

La datation des ossements

D’après les résultats de l’examen de ces restes d’animaux, ces derniers dateraient de la période dévensienne moyenne, c’est-à-dire il y a 30 000 à 60 000 années. Toutefois, il reste encore à vérifier si tous ces animaux avaient vécu à la même époque ou s’ils se sont accumulés dans la grotte sur une période plus longue.

Mâchoire de rhinocéros laineuxCrédits AC Archaeology

La période dévensienne moyenne a été caractérisée par un climat très froid et sec dans le Devon, comme l’explique Victoria Herridge, spécialiste des éléphants fossiles au nouveau musée The Box. Mais la région présentait également une immense prairie ouverte, capable de subvenir aux besoins de grands troupeaux. Grâce à leur faculté à supporter le froid, les mammouths laineux, les rhinocéros laineux et les rennes, ainsi que les grands carnivores comme les hyènes et les loups ont pu y vivre.

Une découverte d’importance nationale

Selon l’archéologue principal du projet et non moins directeur général de la société Orion Heritage, Rob Bourn, cette découverte est une expérience unique pour les personnes impliquées dans le projet. « Trouver un tel éventail d’artefacts intacts est un événement rare et spécial. La présence d’animaux individuels complets ou semi-complets est toute aussi rare », a-t-il indiqué.

Après l’achèvement de la phase d’excavation, l’équipe archéologique du projet va se pencher sur l’étude scrupuleuse des os en dehors du site. Les restes d’animaux seront ensuite exposés au musée The Box. Quant au site, le Consortium Sherford, promoteur du projet, a décidé de le préserver en interdisant toute construction à l’intérieur ou au-dessus de la grotte.

 

SOURCE: Livescience

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