De nouvelles découvertes sur la plus ancienne capitale de l’Egypte

L’Égypte est demeurée célèbre pour son histoire antique glorieuse qui nourrit les épopées. De nouvelles fouilles archéologiques ont mis à jour de nouveaux vestiges précieux et uniques à Héliopolis, considérée comme la plus ancienne capitale du pays. C’est l’aboutissement de quinze années régulières de recherches menées par des archéologues égyptiens et allemands.

Découverte archéologique en Egypte

Crédit : al-monitor

Les ruines de la Cité d’Héliopolis ont été découvertes dans la région de Matariyyah, à l’est du Caire. Cette Cité est restée légendaire pour être la plus ancienne capitale du monde et le plus ancien centre religieux, scientifique et philosophique, avant la coalescence de l’Égypte vers 3100 av. J.-C.

L’étude de ces ruines va révéler des secrets inattendus sur la Cité du Soleil. Un nouveau pan de l’histoire de l’Égypte antique est sur le point d’être écrit.

Des découvertes sans précédent

Les fouilles ont révélé une masse d’éléments de construction de temple et de fragments de statues à proximité de l’obélisque encore debout d’Héliopolis. Les fouilleurs ont dégoté les parties de la façade ouest et nord du temple du roi Nectanebo Ier (380-363 av. J.-C.) situé au centre du Grand Temple d’Héliopolis.

Les archéologues ont aussi retrouvé des blocs de basalte gravés de noms de régions de Basse-Égypte, dont des blocs représentant les nomes d’Héliopolis, en plus de ceux des autres nomes de Basse-Égypte.

Des fragments de statues en quartzite de Ramsès II y ont été également déterrés, en plus d’un fragment d’obélisque de l’époque du roi Osorkon I. Un sanctuaire dédié aux divinités Shu et Tefnout de l’époque de Psamtik II et plusieurs artéfacts de culte tels qu’une table à offrandes pour le pharaon Thoutmosis III (1479-1425 av. J.-C.) s’y ajoutent également.

Ces trouvailles renseignent également sur les bouleversements majeurs ayant marqué cette époque.

« Cette découverte est très importante et s’inscrit dans le prolongement des récentes découvertes dans les temples du soleil et du soutien royal dont elles ont bénéficié. Cela donne également une image plus claire des lieux qui ont été détruits à des époques ultérieures à Ain Shams (à l’est du Caire). »

Ayman Ashmawy, chef du secteur des antiquités de l’ancienne Égypte au Conseil suprême des antiquités

Les archéologues face aux défis de la protection de la ville d’Héliopolis

Si les fouilles se poursuivent encore, les travaux des archéologues risquent d’être compliqués. Les crues périodiques du Nil font accumuler du limon qui précipite la dégradation du site archéologique.

De plus, la construction des bidonvilles dans la zone du Delta et du Caire rend davantage fragile le site qui pourrait s’effondrer avec plusieurs secrets de l’antiquité.

Les touristes pourront très prochainement contempler ces trésors dans le musée de Matariyyah après l’achèvement des travaux de restauration.