Ebola : de nouvelles études génétiques suggèrent que le virus de l’Ebola serait capable de survivre dans l’organisme jusqu’à 5-6 ans

De 2013 à 2016, le virus de l’Ebola a fait des ravages en Afrique de l’Ouest. Durant cette période, ce fléau a contaminé pas moins de 28 000 individus et causé la mort de 11 000 d’entre eux. Et le 14 février 2021, l’OMS (Organisation mondiale de la santé) a de nouveau sonné l’alerte : une nouvelle épidémie d’Ebola prend de l’ampleur en Guinée.

Selon les résultats de récentes analyses génétiques, cette épidémie serait issue d’un virus qui a survécu dans l’organisme d’un survivant de l’épisode de 2013.

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Cet individu, chez lequel ce virus aurait survécu plus de 5 ans, aurait probablement contaminé quelqu’un par voie sexuelle, ce qui a engendré la situation actuelle. De nombreux facteurs jouent en faveur de cette hypothèse. En tout cas, afin d’empêcher la propagation de cette nouvelle épidémie, les autorités sanitaires font de leur mieux.

Le virus est resté caché pendant de nombreuses années chez un survivant

Pour information, cette nouvelle épidémie d’Ebola a déjà infecté 18 personnes et causé 9 décès. Suite aux résultats de récentes études génétiques, les chercheurs sont tombés sur un résultat pour le moins révélateur. En effet, en comparant les échantillons du virus de l’Ebola qui se propage actuellement en Guinée avec les souches qui s’y sont répandues en 2013, ils ont trouvé qu’il n’y a pas beaucoup de différence.

Selon cette équipe de scientifiques, le virus de l’Ebola qui touche aujourd’hui la Guinée devrait présenter au moins une bonne centaine de mutations. Toutefois, ils n’en ont signalé qu’une douzaine. Et c’est plutôt la spécificité d’une infection persistante.

Cette révélation n’annonce rien de bon quant aux capacités de ce virus

L’épidémie actuelle serait donc originaire d’un individu, chez lequel le virus de l’Ebola a survécu entre 5 et 6 années. Et vu que le virus peut subsister un long moment dans les testicules d’un malade, une transmission sexuelle serait derrière la propagation de ce virus, qui est resté tapi dans l’organisme de cette personne durant tout ce temps.

Des recherches antérieures ont montré que le virus de l’Ebola pouvait survivre au moins 500 jours dans l’organisme des malades. Mais maintenant, nous savons que ce fléau peut en fait subsister jusqu’à 6 ans chez certaines personnes. Ce qui rend ce virus encore plus effrayant.

Afin de tenter de maîtriser ce fléau qui se propage actuellement en Guinée, les campagnes de vaccination sont en cours.

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