Décidément, ça ne va pas fort du côté du trou d’ozone de l’Antarctique

Depuis le siècle dernier, la couche d’ozone n’a cessé de diminuer en épaisseur, ce qui a donné à certains endroits du globe ce qu’on appelle communément trou d’ozone. En cause, les émissions de CO2 et d’autres types de gaz tels que le CFC dont l’usage a été interdit dans les années 90.

L’importance de la couche d’ozone pour notre planète et la vie qu’elle supporte implique une surveillance régulière de sa fluctuation. En effet, son épaisseur fluctue d’année en année en fonction de nos émissions, mais si le trou de la couche d’ozone venait à devenir trop important, ce serait une catastrophe pour la vie sur Terre.

Le soleil à travers les nuages

Photo de Gerd Altmann. Crédits Pixabay

Justement, selon les récentes données de l’European Space Agency (ESA), le trou au-dessus de l’Antarctique est « un des trous les plus larges et les plus profonds sur ces dernières années ». Ainsi, début octobre, le trou s’étendait sur une superficie d’environ 25 millions de km².

Le trou dans la couche d’ozone est surveillé de près par les chercheurs

Pour surveiller l’évolution du trou d’ozone de l’Antarctique, un satellite a été mis en orbite, le Copernicus Sentinel-5P. Et d’après les données recueillies et étudiées par le German Aerospace Center, l’on a pu établir que la couche présente une dégradation maximale annuelle vers les mois de septembre à octobre.

Et d’après les dernières estimations, la taille du trou, avoisinant 25 millions de km², est comparable à celle mesurée en 2015 et en 2018. On donc de nouveau sur des chiffres alarmants, même s’il est vrai que la taille du trou rétrécit annuellement de la même façon qu’elle remonte en force juste après.

Régénération périodique ne signifie pas que n’avons rien à craindre

Comme on vous le rapportait, l’année dernière, la taille du trou d’ozone de l’Antarctique était plus petite qu’attendu, la plus petite enregistrée selon les données collectées. Cela ne veut cependant pas dire que le problème se résout. D’autant que d’après l’ESA, les flux d’air qui circulent dans la zone influent beaucoup sur la taille apparente du trou.

Les efforts de réduction des gaz néfastes doivent continuer pour espérer venir à bout de ce phénomène affectant directement la vie sur Terre. En 2018, la NASA avait présenté des résultats fructueux montrant la reconstitution effective de la couche grâce à la diminution de l’utilisation des produits chimiques nocifs à la couche d’ozone.

Il faudra cependant attendre la moitié du siècle pour espérer que la couche se reconstitue pleinement, en supposant que les efforts actuels soient pérennes.

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