Ils auraient découvert l’ancêtre des formes de vie terrestres

La Terre n’a pas toujours été une planète hospitalière. Loin de là même. A ses débuts, il y a un peu plus de trois milliards d’années, notre belle planète était en effet recouverte par des eaux toxiques. Et pourtant, malgré tout, une forme de vie a fini par apparaître. Une forme de vie qui a évolué pour nous donner naissance. A nous, mais aussi à toutes les autres espèces vivantes présentes sur la planète.

Cet ancêtre commun passionne de nombreux chercheurs à travers le monde et certains ont même voué toute leur carrière à tenter de l’identifier. Sans succès malheureusement car LUCA (pour Last Universal Common Ancestor) n’a laissé aucune trace de sa présence.

LUCA

Au commencement de la vie, il n’y avait pas grand chose.

Enfin, ce n’est pas complètement vrai. S’il n’a laissé aucun fossile derrière lui, il est tout de même présent dans les gènes de toutes les créatures peuplant actuellement notre belle planète.

Toutes les créatures terriennes vivantes ont le même ancêtre

Et oui, cela vaut aussi pour Cindy, la voisine sexy du sixième.

Plusieurs scientifiques travaillant pour l’Université Heinrich Heine de Düsseldorf ont donc lancé des analyses afin de trouver les ultimes traces génétiques de cet organisme ancestral. Ils ont publié le résultat de leur étude la semaine dernière, dans la revue Nature.

Contre toute attente, leur méthode a porté ses fruits et ces chercheurs ont ainsi pu établir le portrait-robot de notre mystérieux ancêtre.

D’après eux, la vie serait ainsi née autours de cheminées hydrothermales. Si ce terme ne vous est pas familier, alors sachez qu’il fait référence à des events hydrothermaux situés près des dorsales océaniques. Elles sont issues des mouvements des plaques tectoniques et elles se présentent sous la forme de grandes cheminées évacuant une partie de la chaleur interne de la planète.

Intéressant, mais ce n’est pas fini car LUCA n’avait pas besoin d’oxygène pour vivre. Il était en effet autotrophe et il était donc capable de produire sa propre nourriture sans rien demander à personne.

En outre, il tirait son énergie de son environnement, un environnement riche en carbone et en hydrogène.

Une théorie qui ne fait pas l’unanimité

Ce n’était cependant pas sa seule particularité car il possédait aussi une enzyme spéciale qui lui permettait de vivre dans un environnement très chaud, voire volcaniques.

Comme souvent, les conclusions de ces scientifiques ne font pas l’unanimité auprès des autres chercheurs. Certains pensent en effet que LUCA tel qu’il est décrit dans ces travaux était une forme évoluée du premier organisme vivant. D’autres estiment pour leur part que cet organisme n’était pas réellement en vie. Pas au sens strict du terme puisqu’il lui manquait plusieurs composants essentiels à la vie.

Maintenant, ces travaux n’en restent moins très intéressants, et ils nous donnent finalement une autre vision de cette lointaine période.

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