Découverte d’un artefact rare dans la Grande Pyramide d’Egypte

La pyramide de Kheops, ou grande pyramide de Gizeh, a été érigée il y a environ 4 500 ans. À l’intérieur du monument, les archéologues n’ont plus trouvé que trois artefacts : une boule, un crochet en bronze et un fragment de bois de cèdre. Ce morceau de bois d’environ 13 centimètres avait été retrouvé pour la première fois par l’ingénieur Waynman Dixon dans la chambre de la Reine de la Grande Pyramide en 1872.

Il a ensuite disparu pendant 70 ans avant de ressurgir récemment dans une bibliothèque.

Les pyramides de Gizeh
Photo de Pete Linforth. Crédits Pixabay

Depuis tout ce temps, le précieux artefact était discrètement conservé dans une boîte à cigares enfouie dans la collection d’une université écossaise. De plus, le coffret était mal placé, car il se trouvait dans le rayon destiné à l’Asie. La trouvaille a été accidentellement faite par Abeer Eladany, une archéologue égyptienne.

La datation au radiocarbone a permis de certifier que le bois existe depuis environ 3341 à 3094 ans avant J.-C. Ce résultat confirme qu’il y était bien déposé par les constructeurs, et non par les explorateurs après la construction de la pyramide.

Comme retrouver une aiguille dans une botte de foin

À un moment donné, Dixon, le premier découvreur de l’artefact, l’aurait probablement légué un médecin nommé James Grant. Au milieu des années 1860, ce dernier s’est rendu en Égypte pour traiter des victimes du choléra. C’était un étudiant de l’université d’Aberdeen, ce qui expliquerait le fait que le morceau de bois de cèdre ait atterri dans la ville écossaise.

Abeer Eladany a fortuitement isolé la boîte à cigares du lot asiatique, composé d’une centaine de milliers d’objets, en y voyant le drapeau égyptien. En l’ouvrant, elle a découvert 5 morceaux de bois de cèdre. En effet, le gros morceau découvert par Dixon s’est divisé en 5 fragments.

« C’est comme si on avait trouvé une aiguille dans une botte de foin. »

Abeer Eladany

Une véritable révélation sur les reliques de Dixon

Neil Curtis, directeur des musées et des collections spéciales de l’université d’Aberdeen, a été particulièrement fasciné après avoir constaté les résultats de la datation au radiocarbone. Il les qualifie comme une véritable « révélation ». Il estime que cette trouvaille devrait raviver l’intérêt pour les « reliques de Dixon » et les mystères qui entourent encore la pyramide de Kheops.

« Je suis archéologue et j’ai travaillé sur des fouilles en Égypte, mais je n’aurais jamais imaginé que ce serait ici, dans le nord-est de l’Écosse, que je trouverais quelque chose d’aussi important pour le patrimoine de mon propre pays. »

Abeer Eladany

Mots-clés archéologie