Découverte de l’Ubirajara jubatus, un étrange petit dinosaure à plumes incapable de voler

Des chercheurs de l’Université de Portsmouth (Royaume Uni) ont récemment fait la découverte d’une nouvelle espèce de dinosaure qui a vécu au Brésil il y a environ 110 millions d’années. Il s’agit du tout premier fossile non aviaire retrouvé dans la formation de Crato, l’un des plus importants sites paléontologiques du bassin d’Araripe, une région située au nord-est du Brésil.

Ce spécimen, baptisé Ubirajara jubatus, avait tout juste la taille d’un poulet domestique, mais était apparemment doté de caractéristiques bien singulières. Il avait en effet un plumage un peu particulier avec des sortes d’épines longues et pointues constituées de kératine qui se dressaient de part et d’autre de ses épaules.

La tête d'un oiseau

Photo de S. Hermann & F. Richter. Crédits Pixabay

L’étude concernant ce fossile a été menée par Robert Smyth de l’École de l’environnement, de la géographie et des géosciences de l’Université de Portsmouth et de son collègue, le professeur David Martill.

Un dinosaure théropode pourvu de structures tégumentaires bizarres

Semblable à celle des chevaux, une longue crinière longeait le dos de cette étrange créature. De même, une dense fourrure couvrait ses membres antérieures jusqu’à leurs extrémités. En somme, cela faisait ressembler ce spécimen à un bizarre mélange entre un animal à fourrure et un oiseau, d’étonnantes caractéristiques qui n’ont jamais été retrouvées chez un autre fossile jusqu’à maintenant.

Et pour couronner le tout, deux paires d’épines raides jaillissaient de ses épaules. Des excroissances qui n’ont également jamais été retrouvées chez un autre dinosaure, mais qui ont probablement été là pour aider l’animal à s’afficher, à s’attirer les faveurs de ses congénères, pour la rivalité ou tout simplement pour effrayer l’ennemi, selon le professeur Martill.

Avec ses extravagantes caractéristiques, les chercheurs estiment d’ailleurs que le spécimen analysé était probablement un jeune mâle.

Son plumage aurait donc pu améliorer ses chances de survie

Selon l’analyse des chercheurs, la dense crinière de l’Ubirajara jubatus était probablement contrôlée par des muscles, de sorte que l’animal puisse se hérisser comme le feraient des porcs-épics, à la demande.

Toujours selon les explications du professeur Martill, « toute créature avec des poils ou des plumes mobiles comme couverture corporelle a un grand avantage pour rationaliser le contour du corps, pour des chasses ou des évasions plus rapides, mais aussi pour capter ou libérer la chaleur ».

Son plumage et son aspect étrange auraient donc pu améliorer ses chances de survie, d’après les chercheurs.

Les résultats de cette étude ont été récemment publiés dans la revue Cretaceous Research.

Reconstruction de l’Ubirajara jubatus. Credits Bob Nicholls, paleocreations.com.