Découverte d’une nouvelle particule du côté du CERN

Récemment, les physiciens du CERN, l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire, ont réalisé une importante découverte. Ces derniers ont en effet mis la main sur une toute nouvelle particule, le tétraquark.

Baptisée Tcc+, cette particule a été présentée lors de la conférence EPS-HEP 2021, qui s’est tenue en ligne du 26 au 30 juillet dernier et dont les résultats ont été présentés la semaine dernière.

Une image représentant des atomes
Crédits Gerd Altmann – Pixabay

Comme on pouvait s’y attendre, cette nouvelle particule dispose de caractéristiques hors du commun, jamais observées auparavant chez une particule de ce genre. Entre autres, grâce à ses propriétés uniques, Tcc+ a une durée de vie incroyable.

Le tétraquark, une nouvelle particule répertoriée

À titre d’information, les chercheurs ont pu effectuer cette découverte grâce à l’accélérateur de particules THC du CERN. Et en ce qui concerne ces fameuses propriétés uniques, Tcc+ est la seule particule composée de 4 quarks lourds et de 2 antiquarks légers.

Toujours selon les physiciens à l’origine de la trouvaille, vu que le nombre quantique de charmes de Tcc+ s’additionne à deux, cette particule possède un charme deux fois supérieur à la moyenne. La masse de Tcc+ équivalant probablement à celle de deux mésons réunis.

Toutes ces caractéristiques rendent Tcc+ vraiment dure à désintégrer. Cette dernière devient ainsi la particule disposant de la plus longue durée de vie parmi toutes celles déjà répertoriées jusqu’à présent.

D’autres grandes découvertes à la clé

Pour la précision, Tcc+ fait partie du groupe des hadrons, un type de particule qui subit l’interaction forte, à l’instar des baryons et des mésons. Certes, les particules appartenant à ce groupe sont très résistantes, mais comme n’importe quelle particule, Tcc+ peut aussi se désintégrer.

Ce qui tombe bien, car une désintégration permettra justement d’en apprendre davantage sur Tcc+, que ce soit par rapport à sa masse exacte, ou encore concernant ses caractéristiques quantiques.

En outre, de plus amples études portant sur Tcc+ permettront probablement de mieux comprendre la CDQ ou chromodynamique quantique, la théorie traitant des interactions fortes entre particules. Ce que le Dr Ivan Polyakov de l’Université de Syracuse (New York) n’a pas manqué de souligner.

Mots-clés physique