Des analyses ADN révèlent qu’un Viking n’est pas forcément un Scandinave blond

Les Vikings ont longtemps été décrits comme d’impitoyables guerriers, portant un casque orné de cornes sur la tête. La réalité découverte par les archéologues est un peu différente des stéréotypes de l’imagination collective. Certes, il y avait des tribus conquérantes et farouches, mais il y avait aussi des commerçants avec des mœurs plus pacifiques. Pour ce qui concerne le couvre-chef métallique, ce n’est qu’un mythe inventé à l’époque de la reine Victoria.

Pour connaître à quoi ressemblait physiquement un Viking, Eske Willerslev, un chercheur de l’université de Copenhague (Danemark), a supervisé une étude génétique pendant six ans. De l’ADN a été prélevé sur les os ou les dents d’anciennes sépultures, puis comparé à celui de personnes contemporaines.

La découverte de nouvelles molécules inhibitrices améliorerait la précision de CRISPR pour l'édition génétique

Crédits Pixabay

Le résultat des analyses apporte de nouvelles révélations sur l’apparence de ces anciens marins nordiques.

À lire aussi : Une nouvelle théorie sur la pierre de Rök

Les traces laissées par les Vikings

Les scientifiques s’accordent à dire que l’origine géographique des Vikings est la Scandinavie, composée principalement de trois pays : le Danemark, la Suède et la Norvège. Grâce à leurs connaissances maritimes et à leurs vaisseaux performants, ce peuple voyageur et conquérant a pu établir des colonies de la Russie au Canada, en passant par la France, l’Angleterre, le Groenland, L’Islande, l’Irlande.

Autrefois, les archéologues confirmaient le passage du peuple nordique sur un site grâce à des constructions et à des sépultures. La configuration d’une tombe et les objets qui accompagnent les défunts étaient jusque-là suffisants pour conclure qu’un lieu était jadis habité par des Vikings. Les analyses génétiques ont permis de savoir que même si un individu était enterré à la manière des hommes du nord, il pouvait avoir des gènes différents.

À lire aussi : On a peut-être trouvé la plus ancienne colonie Viking d’Islande

Ce que révèle la génétique

Les analyses ADN ont permis de savoir que les peuples scandinaves se sont mélangés avec des populations venant du sud de l’Europe et de l’Asie. Ainsi, au lieu d’avoir une chevelure blonde comme on le pensait, certains hommes avaient les cheveux bruns. Sur un site situé en Écosse, deux squelettes inhumés à la manière des Normands ont un profil génétique qui se rapproche plus des Écossais et des Irlandais de notre époque.

Bien entendu, beaucoup de Vikings ont bien une origine scandinave. Les chercheurs ont remarqué que les tribus résidant à l’intérieur des terres avaient moins de métissage, par rapport aux populations côtières. Dans un drakkar enseveli dans la région baltique, en Estonie, une quarantaine d’individus ont été retrouvés. L’examen de leur gène confirme qu’ils viennent d’une souche similaire aux actuels Suédois.