Des anomalies ont été détectées sur les trajectoires des sondes spatiales

Pendant des années, les astrophysiciens ont cherché une faille dans la théorie de la gravitation d’Albert Einstein.

En 2007, certains chercheurs pensaient avoir trouvé une anomalie en s’appuyant sur des relevés effectués par la NASA, des relevés révélant de mystérieux ralentissements chez les sondes Pioneer 10 et Pioneer 11 depuis le début des années 80.

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Si certains astrophysiciens ont pensé que ce ralentissement remettait en cause la théorie d’Einstein, il s’est avéré par la suite que ces derniers étaient provoqués par les photons générés par les réacteurs nucléaires embarqués à bord des sondes.

Néanmoins, deux autres anomalies ont été récemment recensées dans la navigation spatiale. Une accélération au niveau de la sonde Juno, survolant la planète Jupiter et une accélération des sondes Near, Rosetta, Galileo et Cassini qui survolent la Terre.

Accélération de la sonde Juno

Les astrophysiciens ont remarqué que la sonde Juno, en orbite sur Jupiter, gagne légèrement en vitesse à chaque survol de la planète. Selon Luis Acedo, chercheur à l’université polytechnique de Valence, la sonde accélèrerait de quelques millimètres par seconde. Pourtant, cela n’est dû ni au champ magnétique de Jupiter ni à ses satellites ni à la friction de son atmosphère ni à la gravité ou à la pression de radiation du Soleil.

Selon un membre de l’équipe de navigation de Juno, William Folkner, cette accélération n’a rien d’anormal. Selon lui, la composition de la planète Jupiter ne nous est pas encore assez familière pour que l’on connaisse la répartition exacte de sa masse. Il suffirait que Jupiter présente un peu plus d’hydrogène à un endroit ou davantage de carbone à un autre endroit pour que la gravité de la sonde s’en trouve modifiée.

Les sondes Cassini, Near, Galileo et Rosetta s’accélèrent également

Les chercheurs ont aussi identifié une légère accélération des sondes et appareils survolant la Terre, en l’occurrence Cassini, Near, Galileo et Rosetta. Selon les scientifiques, une légère accélération a été détectée sur ces sondes à leur survol de la Terre entre les années 1990 et 2010.

D’après Bill Folkner, le mystère est cette fois-ci plus grand étant donné que la Terre est une planète dont on connaît exactement le champ de gravité. Selon lui, la seule explication possible est que les sondes, qui s’alimentent grâce à des panneaux solaires tournés en permanence vers le soleil, ont une partie plus froide, celle qui se situe à l’arrière des sonde et qui serait ainsi recouverte d’un peu de glace. En se rapprochant de la Terre, la lumière du Soleil atteindrait cette glace, provoquant une légère accélération des sondes de quelques millimètres par seconde.

Toutefois, cette supposition reste encore à étayer et à confirmer. En tout cas, il semble que la théorie de la gravitation d’Einstein reste encore inébranlée jusqu’à maintenant.

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