Des archéologues mettent la main sur un sarcophage vraiment bizarre en Egypte

La découverte d’anciens vestiges de  l’Égypte des pharaons suscite habituellement l’émerveillement. Mais cette fois, c’est plutôt l’étonnement qu’a apporté un sarcophage récemment déterré par une équipe d’archéologues.

L’équipe de Kamil Kuraszkiewicz, égyptologue issu de l’Université de Varsovie, a en effet mis la main sur un sarcophage orné d’inscriptions qui n’ont aucun sens. Ce qui n’a pas manqué d’intriguer les scientifiques qui l’ont découvert sur un site situé entre la pyramide de Djéser et le Dry Moat, près de Saqqarah.

Crédits PIxabay

Ce sarcophage  portant des inscriptions bizarres a été découvert dans le cadre de fouilles réalisées près de la nécropole de Saqqarah, le fameux site qui a servi de lieu de repos des défunts durant des centaines d’années, du temps de l’Antiquité égyptienne.

Des sarcophages directement enfouis dans le sable

Il faut savoir que pour les anciens Égyptiens, la position sociale jouait un rôle majeur dans les pratiques funéraires. Ainsi, les nantis et les élites égyptiens pouvaient se permettre de s’offrir des sarcophages et des techniques funéraires à la mesure de leur fortune, et de se construire des ouvrages destinés à accueillir leur repos éternel.

Cela peut être des tombes, ou des constructions mortuaires plus abouties et plus opulentes comme des mastabas ou même les fameuses pyramides des pharaons, en fonction de l’époque. Tandis que pour les antiques Égyptiens plus démunis, les sarcophages étaient directement placés dans le sable, à la merci des éléments et des pillards puisqu’ils sont directement accessibles.

C’est le cas de ce fameux sarcophage orné d’inscriptions bizarres. Il fait partie d’un ensemble de sarcophages mal conservés, ensevelis à l’extérieur de la pyramide de Djoser dans un fossé rectangulaire de 40 mètres de large et 20 mètres de profondeur, appelé le “Dry Moat”.

Des inscriptions bizarres sur un sarcophage pour personne ordinaire

Bien que le sarcophage ait déjà été dépouillé des éléments pouvant révéler à qui il a appartenu et son état  pitoyable, les inscriptions (le cartouche de nom, et des représentations du dieu Anubis) qui étaient peintes dessus sont encore visibles. Mais ce que les égyptologues avaient sous la main ne respectait ni les conventions artistiques ni la logique.

Kamil Kuraszkiewicz pense que le sarcophage  a été décoré par un artisan « qui ne savait pas lire » et a juste essayé de recopier quelque chose des inscriptions qu’il a vues. Les formes peintes sur le sarcophage ne sont en effet « pas des signes hiéroglyphiques et l’ensemble ne forme pas un texte cohérent ».

Ce qui suggère que le sarcophage et la momie qu’elle renferme ont appartenu à une personne de la classe ouvrière ou moyenne, selon les archéologues.

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