Des astronomes auraient trouvé la signature d’un acide aminé dans l’atmosphère de Vénus

Parmi les nombreuses planètes de notre système solaire, Vénus fait partie de celles qui suscitent le plus l’intérêt des chercheurs. Récemment, un chercheur a ainsi annoncé avoir découvert de la glycine dans l’atmosphère de la planète, à des latitudes moyennes.

Pour le moment,  l’étude a été publiée sur arxiv.org, le serveur de préimpression, par un chercheur du département de physique du Midnapore College (Singapour), le professeur Arijit Manna. Une trouvaille réalisée grâce à une analyse par spectroscopie moyennant le réseau d’observatoires ALMA.

Une photo de Vénus, une planète très mystérieuse

Crédits Pixabay – image recadrée

Pour information, la détection de ces biomarqueurs est essentielle dans le domaine de la recherche de vie extraterrestre. Dans ce cas précis, si la découverte est confirmée, cela nous permettra de mieux comprendre la formation des molécules prébiotiques. Plus important, cela pourrait aussi signifier l’existence d’un processus biologique dans les nuages vénusiens.

Après la phosphine, on y trouverait maintenant de la glycine

Une découverte liée à l’atmosphère vénusienne a notamment été réalisée le mois dernier. En effet, des scientifiques ont pu confirmer l’existence de phosphine, un biomarqueur potentiel, dans la haute atmosphère de la planète. Malgré tout, la signification de cette découverte reste encore incertaine et soulève de nombreuses interrogations.

Et c’est toujours dans la haute atmosphère de Vénus que de la glycine, un acide aminé qui prend part à la constitution de l’ADN,  aurait également été découverte.

Ce qui amène les scientifiques à se demander plus sérieusement si cette atmosphère est susceptible d’accueillir la vie. D’ailleurs, la température est beaucoup moins élevée dans la haute atmosphère comparée à ce qui se passe à la surface de la planète. Et c’est une bonne chose.

De la vie dans les nuages de Vénus ?

D’après les scientifiques, la création de la vie dans les nuages vénusiens pourrait être possible grâce aux cellules de Hadley. La circulation de l’air dans cette atmosphère aurait pour conséquences la stimulation de la vie microbienne et la mise en place de conditions de vie plus stables. Et la détection de phosphine, puis de glycine, va apparemment dans ce sens.

Toutefois, ces découvertes, bien que surprenantes, ne constituent pas encore de preuves solides pour étayer la thèse de la présence de la vie. Les auteurs de ces travaux de recherche ont, d’ailleurs, pris soin de le souligner. Ils ont indiqué qu’il s’agit pour le moment d’indices possibles de l’existence de vie, mais non d’une preuve indiscutable.

Le seul moyen de statuer sur la question sera de réaliser un échantillonnage direct à la surface et dans ses nuages de Vénus grâce à des sondes assez résistantes pour s’y aventurer. Et jusqu’à preuve du contraire, une certitude subsiste, aucun signe de vie n’a encore pu être trouvé sur notre planète voisine. Mais un milliardaire compte bien faire toute la lumière là-dessus.

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