Des astronomes pensent avoir découvert les traces d’une explosion cosmique massive

Une équipe d’astronomes de l’Université de Toronto a pu enregistrer un boom sonore émis par une forte explosion cosmique. Ce phénomène, appelé GRB pour « Gamma Ray Burst », a été longuement théorisé par les scientifiques. Il a été déclenché par l’effondrement d’une immense étoile dans une galaxie située à trois cents millions d’années-lumière de la Terre.

Selon Bryan Gaensler, de l’Université de Toronto, « c’est la première fois qu’on a réussi à capturer le boom sonore d’une explosion inattendue de GRB. « Autrefois, les observateurs n’ont détecté que soit une explosion, soit l’onde sonore », a-t-il précisé. Cette découverte a fourni aux scientifiques d’excellents détails sur la nature et l’origine des éclats gamma.

Espace

Gaensler et Casey Law, de l’Université de Californie à Berkeley, ont tiré des conclusions à partir des observations radiophoniques du ciel. Les données collectées par le « very large array sky survey » (VLASS) ont permis d’effectuer les recherches.

Les explosions les plus violentes de l’univers

Les GRB sont soudains et brillants. Ce sont les équivalents cosmologiques des éclairs dans l’horizon galactique. Ce sont les explosions les plus violentes de l’Univers, si puissantes qu’elles génèrent une quantité d’énergie que le soleil ne pourrait dégager que sur une période de dix milliards d’années. Après l’éclatement, le corps céleste se transforme soit en un magnétar, une étoile à neutrons hautement magnétisée, soit en un trou noir.

Une enquête de comparaison a révélé qu’un espace vide se trouve à 280 millions d’années-lumière. Les enregistrements de l’objet ont permis de constater un manque alors qu’il n’y a aucune trace de ses derniers instants explosifs.

« Nous avons comparé les cartes et avons trouvé une source radio qui n’était plus visible aujourd’hui dans VLASS », a expliqué Casey Law. « Alors qu’on voit que la source radio vivait dans une galaxie relativement proche dans d’autres données et, dans les années 1990, elle était aussi lumineuse que la plus grosse explosion connue ».

Les mécanismes à l’origine de ces flots de lumière intenses ne sont pas encore expliqués, mais ils semblent être les effets de l’effondrement final d’une étoile géante. L’objet mesurait environ quarante fois la masse du soleil et devait être brillant pour être détecté dans d’autres galaxies.

Voir plus clair dans le ciel clair grâce à la technologie

Normalement, nous devrions en repérer environ cinq cents par jour. Néanmoins, ils ne peuvent être visibles de la Terre que lorsque les faisceaux se dirigent vers nous.

« Étant donné que le VLASS effectuera un balayage d’environ 80% du ciel et une patrouille en permanence au cours des sept prochaines années, il est plus que probable que nous recueillerons davantage  de GRB manqués, afin de dresser un tableau plus précis de leur prévalence et de leur répartition », estiment les chercheurs. « C’est la capacité de la nouvelle génération d’enquêtes radiophoniques à grand champ ».

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