Des bactéries du métro pour préparer l’exploration spatiale ?

La NASA travaille sur de nombreux programmes différents et plusieurs d’entre eux ont pour but de préparer les futures missions habitées de l’agence spatiale. C’est notamment le cas du programme Twin Study, un programme reposant sur l’étude de l’ADN de Mark et de Scott Kelly, les jumeaux astronautes. Les chercheurs responsables du projet pensent que les bactéries issues du métro pourraient les aider à mieux préparer les voyages spatiaux de demain.

Mark et Scott Kelly ont une cinquantaine d’années et ils partagent beaucoup de choses en commun. Ils sont en effet jumeaux et ils travaillent en outre tous les deux pour l’agence spatiale américaine.

Bactéries Métro

La comparaison s’arrête là cependant. Scott a en effet passé 520 jours dans l’espace, dont 340 à bord de l’ISS. Mark, lui, n’a passé qu’une cinquantaine de jours là-haut.

Twin Study : un programme de recherche pas comme les autres

Cette différence est voulue, bien sûr. Grâce à elle, la NASA devrait être en mesure de mieux déterminer les conséquences biologiques d’un long séjour passé dans l’espace en comparant les organismes des deux frères.

L’expérience a d’ailleurs été payante. Elle a en effet révélé de nombreux changements importants. En comparant les télomères des deux frères, les scientifiques de l’agence ont en effet réalisé que ceux de Scott avaient gagné en longueur durant le temps passé en orbite.

Une découverte très importante, donc. Les télomères ont en effet un lien direct avec la longévité d’un individu. Plus ils sont longs, et meilleure est la longévité de leur propriétaire.

Ce résultat a beaucoup surpris les chercheurs, bien entendu, d’autant que le stress a plutôt tendance à provoquer le raccourcissement des télomères. Compte tenu du cadre de l’expérience, les scientifiques s’attendaient donc à un résultat tout à fait différent.

Des bactéries pour préparer les futures missions habitées

Bien sûr, la NASA ne compte pas en rester là. Chris Mason, un des chercheurs du projet, compte en effet prélever des bactéries dans le métro de New York et les comparer ensuite à celles collectées sur l’ISS. L’idée, ce serait en effet de voir comment les bactéries apportées par l’homme dans l’espace évoluent dans l’espace.

L’expérience devrait nous aider à mieux préparer les missions habitées futures et, surtout, à mieux mesurer l’impact réel d’un séjour dans l’espace sur les organismes vivants. Par extension, elle pourrait aussi nous révéler de précieuses informations sur notre propre organisme.