Des banques américaines s’essaient à la reconnaissance faciale dans leurs succursales

La reconnaissance faciale compte parmi les moyens les plus fiables et les plus rapides utilisés en matière d’authentification. Elle permet d’identifier les personnes via les caméras intégrées aux appareils numériques et les vidéos de surveillance. Les utilisateurs sont reconnus grâce aux traits de leur visage. D’autres données biométriques sont aussi prises en compte.

De nombreuses expérimentations ont été déjà mises en place autour de cette technologie qui se sert de l’intelligence artificielle. Toutefois, cette dernière demeure encore controversée, y compris dans le secteur bancaire américain. Nuit-elle à la protection des informations personnelles ?

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Chase souligne cependant que les caméras installées n’ont pas vocation à discriminer les personnes en fonction de leur sexe ni de leur origine.

La surveillance généralisée pas encore approuvée

Outre-Atlantique, certains établissements bancaires expérimentent l’usage de caméras de surveillance équipées de technologies de reconnaissance faciale. Les grosses pointures du secteur comme Wells Fargo et JP Morgan ne manquent pas de tester cette méthode à grande échelle d’après Reuters. Southern Bank et City National Bank suivent également la tendance.

D’autres banques américaines, en revanche, se penchent encore sur le choix des solutions qui s’offrent à elles, en termes de sécurité. C’est le cas de The Charlotte, localisée en Caroline du Nord. Dans certaines régions des États-Unis, installer des caméras logicielles qui détectent les visages en deux temps, trois mouvements dans les lieux publics est encore prohibée. Parmi les villes réticentes figure Portland, dans l’Oregon.

Une sécurité renforcée et des clients plus satisfaits ?

Les technologies de reconnaissance faciale en temps réel permettent de déceler tout agissement douteux qui se prépare à proximité des distributeurs automatiques. Telle est d’ailleurs la raison avancée par Southern Bank pour justifier leur usage. Une voix off incite poliment les individus qui s’aventurent à côté de ces dispositifs à s’en éloigner.

Les sans-abri devront aussi trouver d’autres endroits calmes où passer la nuit.

Les grands groupes intéressés s’attendent à ce que les logiciels d’apprentissage automatique déployés pour surveiller les employés et les clients fassent baisser les risques de fraude. Ils espèrent également que la solution testée actuellement améliorera la qualité des services aux usagers, notamment au niveau du délai d’attente.

Reste que du côté des défenseurs de la vie privée, on ne voit pas les choses exactement de la même manière.