Des chatbots pour lutter contre la prostitution

Un chatbot a été mis au point par des employés de Microsoft pour piéger les potentiels clients des prostituées et les inciter à ne plus faire appel aux services de ces travailleuses du sexe. Ce robot conversationnel attire les clients en publiant de fausses annonces sur le Web. Ces annonces sont directement connectées au chatbot qui peut ensuite entamer une conversation avec l’utilisateur.

Ce service veut mettre fin au trafic sexuel en épinglant les potentiels acheteurs de prostituées en ligne. Il a été créé grâce à certaines ONG comme Seattle AgainstSlavery dans le cadre de l’initiative Project Intercept qui veut lutter contre la traite humaine et le proxénétisme.

Chatbot Prostitution

Grâce à cet outil, les initiateurs du projet espèrent mettre la main sur un grand nombre de personnes qui font appel aux travailleuses du sexe.

Un robot qui a de la conversation

Ce chatbot est conçu pour aguicher le client via des messages textes. Le robot conversationnel peut se faire passer pour une prostituée et donner des détails sur son apparence physique et son âge. Les informations fournies par le robot varient en fonction des réponses données par l’acheteur.

Quand la transaction est sur le point d’être conclue et que le client est prêt à mettre la main au portefeuille, le chatbot envoie un message d’avertissement spécifique à l’acheteur pour le dissuader de prendre part au trafic sexuel.

Des milliers de personnes piégées

Ce chatbot anti-prostitution a déjà discuté avec près de mille personnes et échangé quatorze mille messages avec ces individus. Sur ces mille personnes, la moitié a reçu des messages d’avertissements. Robert Beiser, directeur de Seattle AgainstSlavery a déclaré qu’en organisant des couvertures en ville, la police arrêtera peut-être une douzaine de personnes.

Selon lui, même s’il existe des milliers de personnes prêtes à recourir à la prostitution, leur faire perdre du temps tout en leur livrant un message dissuasif peut leur faire changer d’avis sur leurs actes.

Le lancement de cette initiative a été salué par la directrice de la Chaine de recherche sur les interventions au trafic sexuel de l’Université de l’Arizona qui a souligné qu’il n’y a pas assez de détectives dans le monde pour combattre ce marché illicite.

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