Des chercheurs ont créé un ordinateur biologique dans une cellule

Le MIT travaille sur de nombreux projets très ambitieux mais le dernier en date est dans doute le plus impressionnant de tous. Des ingénieurs de l’institut de recherche sont en effet parvenus à développer des circuits électroniques biologiques, des circuits capables de recevoir des informations et de se souvenir de leurs précédents traitements.

Cet exploit, nous le devons à un certain Nathaniel Roquet et aux membres de son équipe. Il est possible que ce nom ne vous dise rien et c’est assez logique car il vient de commencer sa carrière.

Ordinateur biologique

Des chercheurs du MIT ont fait une surprenante découverte.

Après avoir passé un diplôme en physique à Princeton en 2011, Nathaniel a décidé de passer un doctorat en biophysique à Harvard. Il se passionne pour de nombreux sujets et notamment pour la biologie synthétique.

Un automate fini dans une cellule vivante, c’est possible !

C’est en tout cas ce que révèle son profil, sur la page consacrée au Synthetic Biology Group du MIT.

Comme indiqué un peu plus haut, Nathaniel et les autres membres de son équipe ont réussi à intégrer à une cellule un “automate fini” dans une cellule vivante, et donc un modèle mathématique de calcul utilisé notamment dans la conception de programmes informatiques et de circuits logiques.

Le terme n’est pas très connu mais ces fameux automates finis sont présents dans de nombreux appareils utilisés dans la vie quotidienne, comme les feux de circulation, les digicodes ou même les ascenseurs et les distributeurs automatiques de boissons.

Ils sont courants, oui, mais c’est tout de même la première fois que des chercheurs parviennent à en stocker un dans une cellule vivante.

Si Nathaniel et les autres chercheurs se sont lancés dans cette belle aventure, ce n’est évidemment pas par hasard. L’ADN est en effet capable de stocker de nombreuses informations et c’est précisément ce qui a poussé la fine équipe à travailler sur ce projet.

De nombreuses applications possibles

Ils souhaitaient savoir s’il était possible de coder les états de l’automate fini dans des séquences ADN afin d’utiliser ces dernières comme un banal support de stockage.

Ils ont mené plusieurs expériences, dont une avec des cellules E.coli, des cellules programmées artificiellement pour réagir à différentes substances chimiques utilisées en laboratoire, comme de la tétracyline ou encore du DAPG. Leur tentative a été un véritable succès.

Mais quel est l’intérêt d’une telle technologie ? En réalité, les applications possibles sont nombreuses. Grâce à cette découverte, il serait notamment possible d’intégrer des automates chargés de surveiller le développement de tumeurs cancéreuses en s’appuyant sur l’activation des oncogènes.

Ce n’est évidemment qu’un exemple parmi tant d’autres et Nathaniel n’a de toute façon pas l’intention d’en rester là et son travail nous permettra peut-être à terme de construire des systèmes informatiques à partir de composants organiques.

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