Des chercheurs ont créé une réplique du Soleil dans le Wisconsin

Le Soleil est une source d’énergie presque inépuisable. À elle seule, notre étoile a réussi à favoriser l’apparition de la vie sur Terre, et peut-être sur d’autres planètes ou lunes de notre système.

Toutefois, en dépit de son rôle central et des innombrables études menées à son sujet durant ces dernières décennies, nous ignorons encore beaucoup de choses sur notre étoile. Et c’est précisément ce qui a poussé des chercheurs originaires du Wisconsin à créer une réplique du Soleil en laboratoire.

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Le Big Red Ball, ou BRB pour les intimes, n’a qu’un seul et unique objectif : nous permettre d’étudier les innombrables réactions qui se déroulent en permanence à la surface de notre étoile.

BRB : un mini Soleil pour mieux comprendre le fonctionnement de notre étoile

Les chercheurs, tous originaires de l’Université du Wisconsin-Madison, ont en effet entrepris de construire cette réplique afin de simuler la dynamique solaire en laboratoire… et donc d’être à même de mieux comprendre comment fonctionne notre étoile.

Plusieurs expériences ont été menées. L’une d’elles visait à recréer une spirale de Parker afin de mieux comprendre le processus. Un processus de première importance par ailleurs. Derrière ce nom se cache en effet la forme du champ magnétique du Soleil, un champ magnétique unique qui est en partie à l’origine de la nappe de courant héliosphérique.

Si l’on en croit une étude publiée récemment dans Nature, alors les premières expériences menées sur cette réplique du Soleil auraient été couronnées de succès. Les chercheurs auraient notamment réussi à recréer un vent stellaire en formation.

Une chance de mieux comprendre les réactions à l’oeuvre dans notre étoile

Pour Ethan Peterson, l’auteur principal de l’étude en question, le BRB est une chance formidable de mieux comprendre le fonctionnement du Soleil, certes, mais aussi celle de toutes les étoiles présentes autour de nous.

En revanche, l’appareil lui-même est très loin de pouvoir rivaliser avec notre astre et il se présente en réalisé sous la forme d’une sphère creuse de seulement trois mètres de large, une sphère que les chercheurs peuvent remplir d’hélium pour le bon déroulement de leur expérience. En le ionisant et en faisant circuler un courant électrique dans la structure, il est en effet possible de former du plasma et de le faire tourner sur lui-même pour reproduire les forces à l’oeuvre sur notre étoile.