Des chercheurs ont découvert que le cerveau des poulpes est d’une complexité comparable à celui des chiens

Grâce aux efforts de chercheurs de l’Université du Queensland, on en sait un peu plus sur les capacités du cerveau des poulpes. En effet, la toute première cartographie IRM du cerveau d’un poulpe (Sepioteuthis leçoniana) a pu être effectuée afin d’élaborer un atlas de ses connexions neuronales.

Deux chercheurs, à savoir le professeur Justin Marshall et le docteur Wen-Sung Chung de l’Université du Queensland, sont derrière ce travail de recherche. Leurs conclusions sur cette première cartographie IRM du cerveau d’un céphalopode ont été publiées dans la revue iScience.

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Le docteur Chung souligne que c’est la première fois que l’exploration du cerveau de cet animal a été permise par la technologie d’aujourd’hui. Toujours selon le chercheur, leur travail a permis de proposer « 145 nouvelles voies neuronales chez le poulpe et 60 % de ces voies sont en rapport avec la vision et les systèmes moteurs ».

Un cerveau comparable à celui des chiens et supérieur à celui des rats

Les recherches ont indiqué que les capacités du cerveau des céphalopodes, catégorie animale dont fait partie le poulpe, dépassent celui des rats et des souris. L’organe cérébral de ces céphalopodes serait même comparable à celui des chiens. En effet, certains céphalopodes disposent de plus de 500 millions de neurones, tandis qu’un rat en a 200 millions et un simple mollusque n’en a que 20 000, ce qui les dote de facultés très avancées.

Malgré leur daltonisme, les poulpes peuvent en effet se camoufler. Pour le camouflage ainsi que la communication visuelle par exemple, beaucoup de circuits de neurones entrent en jeux. Ils sont également en mesure de reconnaître des motifs, de communiquer entre eux grâce à divers signaux et même de compter.

L’évolution convergente du système nerveux des poulpes

Selon Chung, leurs études vont également dans le sens des hypothèses sur la possibilité que l’évolution convergente du système nerveux des poulpes puisse aussi être à l’origine de ces capacités étonnantes comparables à celles des vertébrés supérieurs. Pour brièvement définir l’évolution convergente, c’est le mécanisme permettant aux organismes de développer des caractères analogues afin de s’adapter au milieu environnemental.

Actuellement, cette équipe de l’Université du Queensland mène d’autres recherches afin de comprendre pourquoi certaines espèces de céphalopodes ont connu une évolution dans diverses subdivisions cérébrales. Ils espèrent que cela nous aidera à mieux connaître la raison des comportements de ces animaux si complexes.

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