Des chercheurs ont mis au point un ovaire artificiel pour aider les femmes à concevoir après une chimio

Les femmes qui souffrent de problèmes de fertilité liés à la chimiothérapie ont enfin l’espoir de pouvoir tomber enceintes grâce à la création des chercheurs danois du Righospital, à Copenhague.

Ces médecins ont réussi l’exploit de fabriquer un ovaire artificiel à partir de tissus humains pour permettre aux femmes d’enfanter après un traitement contre le cancer.

Cet ovaire artificiel a été conçu à partir des tissus ovariens prélevés chez des patientes atteintes de cancer. La création de cet ovaire peut représenter une alternative pour les femmes dont la fertilité a été affectée par des traitements médicaux lourds.

L’étude concernant leurs travaux a été publiée dans la revue Frontier in Endocrinology et a été présentée à la réunion annuelle de la Société Européenne de Reproduction Humaine et d’Embryologie à Barcelone.

Un ensemble de tissus

Les chercheurs qui ont conçu cet ovaire artificiel ont tenu à insister sur le fait que la structure mise au point n’est pas à proprement parler un ovaire, mais un ensemble de tissus qui pourrait remplir la même fonction. Les médecins l’ont créé à partir de tissus ovariens prélevés chez des patientes atteintes de différentes formes de cancer ayant fait congeler leurs cellules pour préserver leur fertilité avant le début de leur chimiothérapie.

958 follicules ont été récupérés chez 2586 femmes de 28 ans d’âge moyen. Les scientifiques ont par la suite effectué un tri des échantillons pour avoir d’un côté du tissu ovarien vidé de ses cellules et constitué de collagène et d’autre part des follicules sains, non cancéreux.

Une structure fonctionnelle

Les médecins ont par la suite mis les follicules ovariens en contact avec le tissu dépourvu de cellules avant d’être implanté chez des souris. Les tissus en question contenaient une vingtaine de follicules. Pendant environ trois semaines, un quart de ces tissus se sont développés et ont pu rester en vie.

L’expérience a été une réussite, car l’ovaire artificiel a ensuite été colonisé par des vaisseaux sanguins de l’animal. « Nous avons observé que ce support inerte avait été colonisé avec succès par des follicules humains isolés sans cellules malignes. » a expliqué le Dr Susanne Pors du laboratoire de biologie de la reproduction du Rigshopitalet.

D’après elle, c’est la première fois que des follicules humains isolés ont pu se multiplier de la sorte.

Mots-clés médecinesanté