Des chercheurs ont réussi à créer du papier électronique auto-alimenté

Dans un avenir proche, il sera bientôt possible de se servir d’une simple feuille de papier comme clavier d’ordinateur ou lecteur de musique. Cela peut paraître incroyable, toutefois c’est une réalité. On doit cette avancée technologique aux ingénieurs de l’université de Purdue, dans l’Indiana (États-Unis).

Ces derniers ont en effet créé du papier électronique doté d’un affichage interactif qui est capable de s’autoalimenter. Pour développer cette technologie, les chercheurs ont mis au point un procédé d’impression qui tapisse le papier de « molécules hautement fluorées. »

Capture d’écran

À terme, ce papier électronique devrait nous permettre d’interagir avec nos smartphones ou nos ordinateurs.

Un papier qui résiste à la poussière et à l’humidité

Il faut l’admettre, la création de ce papier électronique relève du pur génie. D’après les ingénieurs qui l’ont conçu, ce papier à affichage interactif n’a pas besoin de batterie externe pour fonctionner. En effet, elle s’alimente grâce à des capteurs de pression verticale ou horizontale qui collectent l’énergie provenant du doigt de l’utilisateur. Ce papier électronique a aussi l’avantage d’être résistant à la poussière, à l’humidité et à l’huile.

Les chercheurs de l’université de Purdue ont publié deux vidéos sur YouTube pour montrer le fonctionnement de leur création. Sur la première vidéo, le papier électronique est connecté à un ordinateur portable. L’utilisateur se sert du clavier imprimé sur le papier pour enregistrer une série de chiffres sur son PC. Sur la deuxième vidéo, le papier électronique fait office de lecteur audio. Comme on peut le voir, il est possible de contrôler la musique via les commandes imprimées sur le papier.

Les chercheurs envisagent une production à grande échelle

Bien qu’il s’agisse d’une technologie de pointe, les chercheurs ont déclaré que la production de ce genre de papier n’était pas onéreuse. Un papier ou un carton de ce genre vaudrait environ 20 centimes d’euro. Selon eux, une production à grande échelle est même envisageable.

Ramses Martinez, professeur adjoint au sein de l’École de génie industriel et auteur principal, a indiqué que cette technologie peut être appliquée à notre vie quotidienne :

« Je vois cette technologie comme un moyen de faciliter l’interaction entre l’utilisateur et les emballages alimentaires. »

D’après lui, elle pourrait permettre « de vérifier si les aliments sont propres à la consommation, ou pour permettre aux consommateurs de signer l’emballage en glissant simplement leur doigt sur la boîte pour s’identifier comme le propriétaire du produit. »