Des éclaircissements sur la composition de la Terre

Les caractéristiques chimiques des planètes rocheuses et de notre planète Terre ont enfin pu être expliquées par les scientifiques. Selon eux, leur composition chimique se trouverait dans les phénomènes de vaporisation ayant eu lieu des milliards d’années auparavant. Les quatre planètes Mercure, Vénus, Mars et la Terre auraient surgi à la suite de l’accrétion évolutive de météorites pierreuses.

Les astronomes se sont interrogés sur un problème. Les chondrites, qui sont des corps rocheux s’étant écrasés sur Terre, ne possèdent pas les mêmes compositions chimiques que les planètes qu’ils ont fait naître. La revue Nature a d’ailleurs publié deux études apportant des preuves solides et complètes sur cette différence.

Âge Terre

Les chercheurs ayant mené l’une des études provenaient de l’université de Californie située aux États-Unis et de l’université de Bristol, en Angleterre.

Les résultats de la première étude

La première étude déterminait quelle quantité de magnésium-24 et de magnésium-25 était présente à l’intérieur des roches martiennes, terrestres et dans de nombreux astéroïdes. Le premier isotope pesait moins lourd que le second isotope en raison de la présence de neutron dans son noyau atomique.

Néanmoins, l’étude indique que ces roches martiennes et terrestres avaient une quantité plus faible de magnésium-24 que les météorites pierreuses. En conséquence, il est probable que presque la moitié du poids de la Terre se soit vaporisé et dissipé dans l’espace à cause des collisions entre corps rocheux durant la création des planètes telluriques.

Les résultats de la seconde étude

Cette seconde étude a été menée par les géophysiciens de l’université d’Oxford. Ceux-ci ont recréé un phénomène similaire à celui de la vaporisation précédant la formation de notre planète.

Pour ce faire, ils ont liquéfié des roches basaltiques provenant de l’Islande à une température de 1300 °C.

Les échantillons recueillis ont été refroidis et les quantités d’éléments volatils perdus ont été déterminées par une analyse chimique. Le résultat a montré que les pertes de ces éléments volatils constitués par l’argent, l’indium, le zinc ou encore le géranium étaient dues au phénomène de vaporisation et de fusion des roches.

Les scientifiques ont ainsi conclu que l’accrétion de chondrites n’était plus la seule cause des perditions en éléments volatils.