Des ex-testeurs de Paradox Interactive (Crusaders Kings III) affirment avoir été sous-payés

Des personnes ayant officié au département qualité de Paradox Interactive affirment que les conditions de travail étaient loin d’y apparaître optimales. Selon ces désormais ex-testeurs, ils étaient ainsi sous-payés et la fermeture du département en elle-même a témoigné d’une gestion pour le moins reprochable.

Crusader Kings III vient de sortir et la couverture médiatique réservée à ce nouveau gros morceau de stratégie se concentre principalement sur sa qualité, globalement qualifiée de (très) haute. Un article de Rock Paper Shotgun vient toutefois apporter un peu d’obscurité à tout cet éclairage.

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En octobre dernier, Paradox Interactive, studio derrière notamment Crusader Kings III, a été la cible de plusieurs critiques négatives de la part d’anciens employés. Ces derniers mettaient en avant des salaires médiocres, un personnel durement traité et une entreprise qui tiendrait une position antisyndicale.

D’anciens employés de Paradox Interactive se sont plaints de leurs conditions de travail

Ces prises de position publiques ont apparemment eu pour effet la fermeture du département d’assurance qualité de Paradox Interactive, une opération menée entre avril et mai 2019. Et selon les employés (anciens ou actuels) avec lesquels nos confrères se sont entretenus, la fermeture de ce département s’est faite dans la douleur à plus d’un titre.

Plusieurs testeurs déplorent par exemple la mauvaise communication de la direction, qui a proposé des emplois moins intéressants que ceux perdus par les employés touchés, sans compter l’incertitude de savoir à qui le travail allait revenir après la dissolution du département.

“On nous a dit qu’ils s’occuperaient de tout le monde, qu’ils leur donneraient des opportunités de développement et de promotion ou autre chose dans l’organisation. Mais chaque personne qui faisait partie de cette équipe a eu de très mauvaises opportunités. Ils nous ont tous rétrogradés, en gros. C’était leur façon de se débarrasser de nous”.

Un ex-employé a témoigné de son incompréhension lorsque la nouvelle est tombée :

“Quand ils les ont licenciés, je n’ai pas compris. Je ne savais pas ce qu’ils allaient faire ni comment ils allaient s’y prendre. Ils n’ont jamais officiellement déclaré qu’ils démantelaient tout un service comme ça. Ils ne l’ont même pas dit au reste de l’entreprise.”

Le copieux article se conclut par une lueur d’espoir, avec ainsi de “meilleurs outils” désormais à disposition des employés pour améliorer la gestion des problèmes touchant aux studios de jeux vidéo à l’échelle de l’industrie.

“Il semble maintenant qu’ils fassent quelques pas pour améliorer les choses, mais je ne ferai pas d’éloges à ce sujet tant que nous n’aurons pas vu de résultats”.