Des lycéens ont fabriqué un détecteur de chocs high-tech

Des lycéens ont développé une solution destinée aux personnes atteintes de paralysie partielle. Souffrant d’insensibilité au niveau de certaines parties de leurs corps, celles-ci n’arrivent pas à ressentir de la douleur ou reconnaître les chocs. Ces derniers sont pourtant des signaux vitaux émis par l’organisme pour se protéger ou pour se soigner. C’est pourquoi ces quatre élèves du lycée Colbert ont entrepris de fabriquer un dispositif high-tech capable de détecter les chocs.

Le boîtier détecteur de chocs a été fabriqué avec l’imprimante 3D de l’atelier de l’École. Concrètement, il s’agit d’une prothèse qui s’enfle sur le genou du patient. Le dispositif est connecté à un smartphone. En cas de choc, il émet une alerte via une application dédiée. Cette invention a permis à ces brillants jeunes lycéens de gagner à un concours académique.

Capteur choc

Leurs noms sont Claire Viriot, Hugo Gouézel, Valentin Léna et Nolann Morencé. Ils ont remporté la médaille d’argent au concours régional des sciences de l’ingénieur le 27 avril.

Un détecteur de chocs pour les personnes insensibles à la douleur

Le concours « Les Olympiades des sciences de l’ingénieur » a été organisé à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). Confrontés à 94 équipes venant de toutes les régions de la Bretagne, les quatre lycéens ont eu la deuxième place. En vertu de ce titre, ils ont été invités à participer au concours national du mercredi 17 mai. Celui-ci s’est déroulé au sein de l’École polytechnique de Palaiseau, en région parisienne.

Malheureusement, cette fois-ci, l’équipe ne s’affiche pas sur le podium. Soixante-six projets ont été exposés devant les jurys. C’est une équipe venue du lycée français de Madrid (Espagne) qui a reçu le premier prix.

Celle-ci a conçu un outil qui permet une meilleure gestion de stock pour un brasseur de bière.

Une première participation au niveau national

Claire Viriot est l’initiatrice du programme. « Le détecteur a trois niveaux de sensibilité. Les informations sur le choc sont ensuite transmises par Bluetooth à un smartphone », a-t-elle expliqué concernant l’invention. Le lycée Colbert aurait beaucoup investi pour ces concours. Trente-deux heures par semaines et cent euros par groupe d’élèves y auraient été consacrés.

Patricia Riallin (professeure d’anglais), Hervé Courcelles et Jean-Yves Guénanff (professeurs de sciences de l’ingénieur) ont encadré le projet. « C’est la troisième participation du lycée Colbert à ce concours au niveau académique et la première au niveau national », a commenté Patricia Riallin.

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