Des mini-robots semblables à des spermatozoïdes pour transporter des médicaments dans le corps humain

Des scientifiques du Royaume-Uni se sont inspirés du sperme pour concevoir de minuscules robots capables de nager dans le corps humain et de délivrer des médicaments aux organes malades.

Ces tout petits drones ressemblent beaucoup aux spermatozoïdes. Ils sont constitués d’une minuscule tête magnétique et d’une queue élastique ondulée. Toutefois, une caractéristique les différencie des spermatozoïdes humains. Ils seront contrôlés de l’extérieur par des scientifiques.

Le co-auteur et conférencier à l’université d’Exeter en Angleterre, Feodor Ogrin, a décrit les mini-robots nageurs dans une étude publiée le 4 septembre 2018 dans la revue Physics of Fluids. Selon le scientifique, le robot sperme pourrait constituer un modèle abordable et efficace de système de distribution de médicaments dans le corps des êtres humains.

Le sperme a déjà inspiré des scientifiques dans des études antérieures

Ogrin a déclaré dans un communiqué que « Les mini-robots pourraient un jour être utilisés pour diriger les médicaments vers les zones appropriées du corps en nageant à travers les vaisseaux sanguins. » Il ajoute que « Le développement de cette technologie pourrait changer radicalement notre façon d’appliquer les traitements. »

D’autres scientifiques ont déjà été inspirés par le sperme et ont eu l’idée de concevoir des robots-nageurs. Toutefois, c’est Ogrin et son équipe qui pensent avoir trouvé le moyen le moins cher de mettre en œuvre cette technologie. La queue du robot-sperme peut, par exemple, être conçue à partir de simples moules imprimées en 3D.

Les mini robots se déplacent exactement comme les spermatozoïdes

Dans cette étude, les scientifiques d’Exeter ont expérimenté plusieurs prototypes de robot sperme avec des queues allant de 1 à 12 millimètres de long. Les chercheurs ont placé ces mini drones en vrac dans des fluides de viscosités différentes et les ont poussés vers l’avant en utilisant des courants électromagnétiques d’intensités variables.

Tout comme un spermatozoïde fouette et ondule sa queue pour avancer, ces robots magnétiques ont aussi fouetté leur queue pour se propulser vers l’avant. À la fin de l’expérience, les scientifiques ont constaté que les nageurs avec une queue de 4 millimètres étaient les plus rapides et avaient le plus de contrôle.

En tout cas, cette nouvelle étude ouvre de nouvelles perspectives en matière d’utilisation de la technologie dans le domaine médical.

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