Des nanocorps d’animaux pour combattre des infections d’origine humaines

Certaines maladies ont des virus de constitution tellement complexes qu’il est difficile de les combattre. C’est pour contourner ce problème que des biologistes ont trouvé des nanocorps d’origines animales, capables de combattre des virus de l’espèce humaine. Les résultats plus que surprenants des expériences menées en laboratoires annoncent de grands espoirs dans le domaine de la lutte contre les virus.

Une souris de laboratoire.

Les anticorps découverts ont précisément été retrouvés dans l’organisme des alpagas. En effet, ces agents de défense immunitaire sont très différents de ceux présents chez les autres animaux. Des observations ont d’ailleurs montré que leur taille joue un rôle non négligeable dans leur aptitude à se lier aux agents infectieux afin de les détruire.

Les résultats des expériences figurent dans Cell Reports. En outre, Yi Shi, PhD, professeur agrégé de sciences pharmacologique, de même que des experts de l’Université Case Western Reserve à Cleveland, ont pris part aux recherches.

Des antigènes de faibles dimensions, mais d’une grande efficacité

Les anticorps fabriqués par le mécanisme immunitaire des alpagas sont constitués d’un seul lien polypeptidique au lieu de deux. Par conséquent, les agents défensifs produits par l’organisme de ces animaux sont dix fois plus petits que des antigènes standards. À cause de leur petite dimension et de leurs grandes capacités de neutralisation, ces anticorps sont en mesure de lutter efficacement contre les mutations de divers virus.

En outre, une remarque étonnante est que ces anticorps sont immuables et capables de se fixer solidement aux agents infectieux d’une quelconque infection. Conscients des particularités de ces agents de défense, les experts ont pu aisément leur joindre de nombreux antigènes telle une chaîne en marguerite.

L’aube d’une nouvelle ère de lutte contre les virus ?

La faible dimension de ces nanocorps joue un rôle primordial contre un agent infectieux à évolution accélérée. Grâce à cette caractéristique, les experts ont mis au point un nanocorps ultrapotent capable de se fixer conjointement à deux zones de la RBD de virus de catégorie SRAS pour limiter la fuite mutationnelle. La particule produite (PiN-31) est immuable et, sous son format aérosol, est utilisée comme outils de médication aspirée ou aérosol.

« Notre équipe croit que les nanocorps fiables et résistants découverts sont parfaitement en mesure de révolutionner la lutte contre l’épidémie actuelle, de même que les infections virales à venir. »

Yi Shi, PhD, directeur du Centre de génie des protéines et de thérapeutique à l’École de médecine Icahn au mont Sinaï

SOURCE : MIRAGENEWS

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