Des ondes gravitationnelles ont été détectées en Europe

Virgo, un instrument de mesure situé en Italie, a détecté une quatrième onde gravitationnelle plus tôt dans l’année. Il s’agit d’une grande première pour un centre européen.

L’origine des ondes gravitationnelles remonte en 1916. Albert Einstein les avait en effet évoquées dans sa théorie sur la relativité générale, mais il n’avait pas été en mesure de prouver leur existence. Trois ans plus tard, l’astronome Arthur Eddington a confirmé en partie l’hypothèse du brillant scientifique en observant une éclipse solaire et en notant une déviation au niveau des rayons lumineux en provenance d’un amas stellaire.

Espace

En 1969, un certain Joseph Weber a annoncé avoir détecté pour la première fois une onde gravitationnelle, mais il n’a pas été en mesure de le prouver.

Des ondes gravitationnelles ont été détectées en Europe

Par la suite, les États-Unis ont décidé d’investir massivement sur le secteur et de valider la construction d’un détecteur capable de mesurer ces fameuses ondes gravitationnelles : le LIGO. L’Europe en a fait tout autant de son côté trois ans plus tard. La France et l’Italie ont en effet construit à proximité de la ville de Pise un détecteur similaire baptisé Virgo.

L’appareil est entré en fonction en 2007 et il a été rénové ensuite en 2016.

Entre temps, le LIGO a fini par détecter une première onde gravitationnelle le 14 septembre 2015, confirmant par la même occasion la théorie d’Einstein. Il a cependant fallu attendre le mois de février 2016 pour que la découverte soit officiellement confirmée par les hautes instances américaines.

De nouvelles variations ont été détectées le 26 décembre de la même année par les mêmes appareils. Une fois encore, les physiciens responsables de la découverte ont passé plusieurs mois à analyser leurs données avant de confirmer la détection de cette nouvelle vague.

Une vague provoquée par la fusion de deux trous noirs

La troisième variation a été détectée au début de l’année suite à la fusion de deux trous noirs. Une fois encore, la découverte a été faite par le biais du même instrument.

Cette fois, la situation est un peu différente, car cette quatrième vague a été détectée par le Virgo et donc par le détecteur construit à proximité de la ville de Pise en Italie. C’est donc une grande première.

D’après le CNRS, ces nouvelles ondes gravitationnelles se seraient propagées dans l’espace pendant environ 1,8 milliard d’années avant d’être détectées par le LIGO installé en Louisiane puis huit millièmes de seconde plus tard par celui installé dans l’état de Washington et enfin six millièmes de seconde après par le Virgo.

Ces ondes auraient été provoquées une nouvelle fois par la fusion de deux trous noirs, des trous noirs situés à environ 1,8 milliard d’années-lumière de notre monte. Les deux monstres gravitationnels avaient des masses équivalentes à environ 25 et 31 fois celle du Soleil et ils ont fini par s’entre-dévorer pour donner naissance à un trou noir doté de 53 masses solaires.