Des physiciens ont trouvé comment sauver le chat de Schrödinger

Si vous êtes fascinés par la physique quantique, vous avez certainement déjà entendu parler du chat de Schrödinger. Si ce n’est pas le cas, eh bien un petit retour en arrière s’impose. En 1935, le physicien Erwin Schrodinger décide de mener une expérience dans le but de mettre en évidence les imperfections de l’interprétation de Copenhague de la mécanique quantique.

Pour cela, Erwin Schrodinger a placé un chat dans une boite fermée contenant un échantillon radioactif, une bouteille de poison et un compteur Geiger.  Lorsqu’il détecte un certain seuil de radioactivité dans l’air, le compteur Geiger entraînera la destruction de la bouteille de poison qui provoquera la mort du chat.

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Toutefois, selon l’interprétation de Copenhague, le chat de Schrödinger se trouverait dans deux états simultanément c’est-à-dire mort et vivant, car d’après lui, une particule existe dans tous les états à la fois jusqu’à ce qu’on l’observe. C’est ce qu’on appelle la superposition.

Des scientifiques de Yale se proposent de sauver le chat de Schrödinger

Pour lever le voile sur ce mystère et sauver en même temps le chat de Schrödinger, une étude a été réalisée par des scientifiques de l’université de Yale. Ces derniers se sont basés sur l’étude du saut quantique, observé par le physicien Niels Bohr, pour mener leurs recherches.

Pour rappel, le saut quantique correspond au changement brusque de l’état quantique de l’atome, qui peut-être aléatoire.

Selon l’interprétation de Copenhague, ce saut quantique a lieu lorsqu’un observateur décide d’ouvrir la boîte pour constater si le chat est mort ou vivant, juste après la superposition. Michel Devoret, professeur de physique appliquée et de physique à Yale, a tenté de trouver un moyen qui pourrait nous avertir avant l’arrivée du saut quantique.

Une étude qui permet d’inverser le saut quantique

Michel Devoret a expliqué qu’avec son équipe, ils avaient observé un atome supraconducteur ainsi que le fonctionnement réel d’un saut quantique et en avaient déduit que les sauts quantiques ne sont pas aussi aléatoires qu’on pouvait le penser et qu’ils pouvaient même être inversés.

« L’effet de cette expérience est l’augmentation de la cohérence pendant le saut, malgré son observation. Vous pouvez en profiter non seulement pour attraper le saut, mais aussi pour l’inverser. Les sauts quantiques d’un atome sont quelque peu analogues à l’éruption d’un volcan. Ils sont totalement imprévisibles à long terme. Néanmoins, avec une surveillance adéquate, nous pouvons avec certitude détecter un avertissement préalable d’une catastrophe imminente et agir en conséquence avant qu’elle ne se produise », a indiqué Michel Devoret.

Le pauvre chat de Schrödinger aurait donc bien pu être sauvé.

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