Des restes fossilisées découvertes en Allemagne nous ramène à l’époque où nos lointains ancêtres commençaient à se mettre à la bipédie

Une équipe internationale de paléontologues a récemment rendu ses conclusions sur l’étude de restes fossilisées découvertes il y a quelques années en Allemagne. Ce sont les restes d’un ancien primate baptisé Danuvius guggenmosi qui a foulé le sol il y a environ 11,6 millions d’années de cela, c’est-à-dire au Miocène.

Relativement complets, les os collectés pour ce fameux spécimen, comprenant des parties des membres inférieurs, des vertèbres et même des os de la mâchoire ont ainsi révélé des caractéristiques qui ont renseigné les scientifiques sur la façon dont les anciens primates ont évolué pour se mettre progressivement à la bipédie.

Crédits Pixabay

On apprend ainsi que cet ancien spécimen, le Danuvius guggenmosi était capable de se déplacer uniquement grâce à ses deux membres inférieurs.

La bipédie, un résultat de l’évolution

L’évolution est un phénomène assez mystérieux qui est assez largement documenté. Et sans elle, bon nombre d’espèces qui profitent encore jusqu’à maintenant de la vie sur Terre n’en seraient pas là, y compris l’Homme.

Pour autant, l’histoire de l’évolution de l’Homme depuis ses lointains ancêtres primates suscite toujours l’intérêt, tant elle est fascinante.

Pour les paléontologues de cette équipe, cette découverte répond à une question essentielle à savoir comment les anciens primates sont passés de la quadrupédie à une locomotion plus évoluée, la bipédie.

Ainsi, selon les scientifiques, dans le cas du Danuvius guggenmosi, il s’agit d’une évolution graduelle dictée par les conditions du milieu dans lequel il vivait et qui présageait une scission avec d’autres espèces qui se déplaçaient à quatre pattes.

Une conformation des os qui ne laisse pas de place au doute

L’étude des restes fossilisés du Danuvius guggenmosi indique que cet ancien primate était doté de membres postérieurs dont la conformation au niveau du bassin suggère une capacité à se mettre debout. De plus, contrairement à la morphologie des autres singes, ses membres antérieurs sont moins robustes et musclés, ce qui indique qu’ils ne les utilisaient pas se déplacer.

L’équipe qui a conduit cette recherche est donc certaine que les conditions et le milieu dans lesquelles le spécimen a évolué étaient propices à lui faire adopter cette station verticale. Ce qui fait de lui un excellent spécimen pour comprendre la manière dont les anciens primates ont évolué.

Mots-clés paléontologie