Des ruines mayas numérisées grâce à une technologie laser

Les nouvelles technologies ont permis aux archéologues de faire de précieuses découvertes. Les truelles et les pics ne sont jamais très loin lors de leurs descentes sur terrain. Cependant, aujourd’hui, ils peuvent aussi compter sur des outils plus sophistiqués. Le LIDAR, pour Light Detection And Ranging, fait partie de ces nouvelles technologies qui ont changé la vie des archéologues.

Cet outil leur a notamment permis de mesurer et de cartographier des objets et des structures qui sont restés cachés pendant des années. Pour la petite histoire, le LIDAR a été conçu au début des années 1960. Il s’agit d’une technologie de télédétection par laser qui utilise de brèves pulsations lumineuses pour illuminer la zone à cartographier. Les données enregistrées par les capteurs sont ensuite traitées par les ordinateurs qui pourront s’en servir pour créer une image en 3D.

Des ruines de l'ancienne cité maya de Tikal
Crédits Pixabay

Récemment, la technologie LIDAR a permis aux chercheurs du Davidson College, de la Caroline du Nord, de numériser des ruines mayas.

Les ruines de Puuc révèlent leurs secrets

Ce n’est pas la première fois que les archéologues exploitent la technologie LIDAR pour enquêter sur des sites mayas. En 2018, elle a permis de découvrir plus de 60 000 structures mayas qui étaient cachées sur le site de Tikal, au Guatemala. En 2020, des archéologues ont découvert le plus grand et le plus ancien monument Maya dans la ville mexicaine de Tabasco grâce au LIDAR.

Aujourd’hui, cette technologie laser a permis d’en apprendre plus sur la cité maya de Puuc. Pour ces nouvelles recherches archéologiques, le LIDAR a été déployé dans la partie nord de la péninsule du Yucatan. L’archéologue William Ringle, du Davidson College, étudie cette région depuis 20 ans. Cependant, ce n’est qu’avec l’aide du LIDAR qu’il a pu mettre à jour les secrets bien gardés de la cité de Puuc.

Des fours, des terrasses et des réservoirs artificiels

L’équipe de William Ringle a étudié les données obtenues par le LIDAR au cours d’observations aériennes réalisées en 2017. En faisant cela, ils ont pu identifier plus de 1200 fours, environ 8000 plateformes conçues pour accueillir des habitations et des réservoirs artificiels. Des terrasses pour l’agriculture et une carrière de roche s’ajoutent à la liste.

Avant l’utilisation du LIDAR, les chercheurs n’ont pu trouver que 40 fours. D’après eux, ils auraient servi à faire chauffer du grès pour en extraire de la chaux. Ce matériau était utilisé pour la fabrication de mortier. Les archéologues ont indiqué que les fours se trouvaient en fait un peu partout.

« Cela indique que Puuc abritait une assez grande industrie. »

Les résultats de leurs recherches ont été publiés dans la revue PLOS One.

Mots-clés archéologie