Des scientifiques américains suspectent un rare virus d’être à l’origine de nombreux cas de paralysie touchant les enfants

Les scientifiques semblent aujourd’hui avoir une réponse à la question sur ce qui peut être à l’origine de la maladie paralysant les enfants aux États-Unis depuis quelques années.

Deux études menées au sujet de ces cas de paralysies pointent du doigt l’entérovirus D68 (EV-D68), un agent pathogène que les scientifiques suspectent d’être la cause de la maladie appelée myélite flaccide aiguë ou MFA.

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La signature de l’ARN de l’EV-D68 a en effet été retrouvée dans des échantillons de fluides des jeunes patients présentant les symptômes d’une MFA, selon les résultats d’une étude publiée en août dernier. Résultats corroborés par une récente étude menée par des chercheurs de l’Université de Californie.

Un lien entre l’entérovirus et la maladie

Depuis l’augmentation du nombre de cas voisins de la poliomyélite, les scientifiques ont mené une deuxième étude en analysant le liquide céphalorachidien des patients.

Ces recherches ont donc prouvé, soit la présence de l’entérovirus EV-D68 dans le liquide baignant le cerveau, soit la présence d’anticorps destinés à neutraliser le virus.

En fait, l’étude initiale a été faite sur un nombre réduit de patients, ce qui a suscité la méfiance des chercheurs et les a amenés à revoir la taille de l’échantillon, qui est ainsi passée de quatorze à quarante patients.

La présence d’anticorps est incontestable si le virus lui-même ne laisse qu’une petite trace a ainsi révélé les chercheurs. Plus précisément, 2/3 des personnes victimes de MFA et 7% des personnes saines présentent les anticorps liés à la maladie.

Une maladie longtemps restée mystérieuse

Pour la précision, les symptômes de cette maladie commencent par un rhume, évoluant progressivement vers des lésions du système nerveux. Ce qui affaiblit ensuite la réponse des muscles et des mouvements réflexes, d’où le nom myélite flaccide aiguë.

Depuis quelques années, le nombre de personnes atteintes d’une incapacité musculaire – dont la source n’est toujours pas connue – n’a cessé d’augmenter. En effet, curieusement, bien que les symptômes de cette maladie soient très semblables à celle de la poliomyélite, le virus qui en est à l’origine n’est pas le même.

Les résultats des récentes études mettent ainsi en avant une piste pour relier EV-D68 à la MFA.

 

s https://www.sciencealert.com/there-s-now-strong-evidence-that-a-once-rare-virus-is-behind-a-polio-like-epidemic-in-the-us?perpetual=yes&limitstart=1

Mots-clés médecine