Des scientifiques apprennent à une intelligence artificielle à penser comme un chien

Les chercheurs de l’université de Washington et de l’Allen Institute for AI sont persuadés que les intelligences artificielles auraient beaucoup à apprendre des chiens. Récemment, ils ont créé des réseaux de neurones qui permettent d’interpréter et de prédire le comportement des chiens.

L’objectif de cette expérience est de fournir une nouvelle base de données d’apprentissage pour les systèmes d’intelligence artificielle.

Les scientifiques déclarent qu’enseigner les comportements canins à l’intelligence artificielle contribuera à leur formation. Pour mener à bien ce projet, les experts ont eu besoin de données. Pour cela, ils ont pris  un total de 385 vidéos courtes sur une caméra GoPro installée sur la tête d’un chien de race Malamute dénommé Kelp.

Sur ces vidéos, on voit le chien vaquer à ses occupations habituelles comme marcher, jouer au fetch et courir au parc.

Une prédiction précise, mais imparfaite

Après avoir recueilli ces données, les chercheurs ont analysé le comportement et les mouvements de Kelp en utilisant l’apprentissage en profondeur. Il s’agit d’une technologie d’intelligence artificielle visant à anticiper une réaction sur la base d’un certain nombre d’informations. De ce fait, les scientifiques ont voulu faire en sorte que l’IA devine les réactions du chien par rapport aux données recueillies sur les vidéos.

Kiana Ehsani, un étudiant en doctorat à l’université de Washington, a expliqué à The Verge que les capacités de prédiction des intelligences artificielles étaient, certes, précises, mais seulement pour des situations simples qui ne laissent place à aucun choix. En d’autres termes, si la vidéo montre une série d’escaliers, l’IA peut prédire que le chien va la gravir. Par contre, la réalité quotidienne est trop complexe pour pouvoir être prédite.

L’IA assimile rapidement les connaissances du chien

D’après les scientifiques, les chiens possèdent une intelligence visuelle. Ils identifient facilement les êtres humains, les animaux, les obstacles, la nature et l’environnement qui les entourent. Les chercheurs ont ainsi pris le réseau de neurones formé sur le comportement du chien qu’ils ont inséré dans l’intelligence artificielle pour voir ce qu’elle apprend sur le monde extérieur et qui ne figurait pas encore dans sa programmation.

Les experts ont fait passer ensuite deux tests à l’IA : la première, identifier différents endroits et la seconde, reconnaître les surfaces praticables. Dans les deux cas, l’intelligence artificielle ne fait aucune faute bien qu’elle ne se basait que sur les mouvements d’allées et venues effectuées par le chien.

Il est important ici de noter que ce logiciel créé par Ehsani et ses collègues n’est pas basé sur le fonctionnement cérébral d’un chien. L’IA n’a juste fait que reproduire les mouvements du chien qu’elle a visionné sur les vidéos.