Des scientifiques ont créé une interface homme-machine qui permettrait de contrôler un fauteuil roulant électrique ou un ordinateur

Contrôler des machines rien qu’avec la pensée semble être une idée tout droit sortie de l’univers de la science-fiction. Mais avec les avancées techniques et technologiques dans ce domaine il n’est pas du tout impossible que dans un futur proche, ce type de contrôle devienne une banalité dans notre quotidien.

Une équipe internationale de chercheurs a mis au point une interface cerveau-machine (BMI ou Brain Machine Interface) capable de mesurer les signaux émis par le cerveau humain et de l’utiliser pour interagir avec un ordinateur ou un petit véhicule électrique.

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L’interface BMI comprend ainsi un système portable d’électrodes et de circuits de taille réduite, monté sur une membrane flexible destinée à être collée sur la peau de l’utilisateur, le tout connecté via Bluetooth à d’autres appareils.

 Un système interactif plus ergonomique

Quand on pense aux expériences concernant les interfaces personne-machine, qui habituellement font appel à la traduction des signaux émis par le cerveau humain (EEG), on pense de suite à un casque posé sur la tête, avec des dizaines de fils et d’électrodes et relié à un ordinateur ou un autre type de machine.

Pour le coup, le système conçu par ces chercheurs est plutôt ergonomique et de taille réduite. De plus, le nombre de capteurs est bien moindre, les chercheurs ayant travaillé sur l’identification des emplacements les plus pertinents pour ces derniers.

Ce qui constitue une innovation selon les termes de l’équipe du projet : « un ensemble totalement intégré de systèmes et de circuits de surveillance EEG haute résolution dans un système miniaturisé », qui peut être directement appliqué sur la peau.

Contrôler à distance différents types d’appareils

Le système est ainsi composé de trois électrodes flexibles en élastomère qui font office de capteurs des signaux cérébraux, en contact direct avec le cuir chevelu de l’utilisateur. Ces électrodes sont reliées à une autre électrode qui va se placer derrière l’oreille.

Pour la dernière touche, une mince membrane autoadhésive sur laquelle sont montés des circuits flexibles sans fil et une unité de transmission Bluetooth se place sur la peau de la nuque.

Les signaux EEG reçus du cerveau sont ainsi traités par les circuits flexibles, via un algorithme de réseau neuronal pour les analyser, avant d’être transmis à une tablette, un ordinateur, ou même un fauteuil roulant électrique. Les utilisateurs seraient ainsi en mesure de contrôler ces appareils.

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