En Allemagne, des chercheurs ont découvert le fossile d’un poisson mangeur de chair

L’Université James Cook en Australie a fait une découverte passionnante aussi bien sur le plan archéologique que biologique. Les chercheurs de l’établissement ont mis au jour les restes d’une race de poissons âgés de plus de 150 millions d’années.

Baptisé Piranhamesodon pinnatomus, il s’agit d’un poisson de type osseux qui ressemble à un effrayant piranha.

Cette race de poissons, jusqu’alors méconnue, présente la particularité de manger de la chair comme le piranha alors qu’il s’agit au fait d’un poisson de type osseux tel que la truite ou la morue. Ce détail accentue encore plus le côté sensationnel de cette découverte effectuée dans le sud de l’Allemagne.

Les détails de la découverte ont été publiés dans la revue scientifique Biologie cellulaire. De nouvelles études, des fouilles ou de nouvelles découvertes permettraient d’en savoir davantage sur cette espèce de poisson.

Un étrange cousin du piranha ?

Le fossile découvert par les scientifiques était en très bon état, ce qui leur a permis de constater que le poisson était pourvu de petites dents pointues comme les piranhas. Le plus étonnant était que les dents étaient non seulement présentes sur le toit de sa bouche, mais aussi sur le devant des mâchoires supérieures et inférieures de la créature.

L’équipe de chercheurs de l’université James Cook a néanmoins insisté sur le fait que le Piranhamesodon pinnatomus n’est pas lié au piranha d’eau douce moderne malgré toutes les similitudes entre les deux espèces.

Une espèce étonnante

Les chercheurs ont également retrouvé des fossiles d’autres poissons à qui il manque des morceaux de nageoires. Il s’agit d’un fait à priori banal, mais qui revêt pourtant une grande importance, car cela prouve la nature carnivore du Piranhamesodon pinnatomus.

Selon les explications de Margina Kölbl-Ebert, un des principaux coauteurs de l’étude, les poissons osseux ne mangeaient pas de chair d’autres poissons à l’époque du Jurassique.

Le plus étonnant est que le Piranhamesodon pinnatomus ne dévorait pas ses proies en entier. Il ne se nourrissait uniquement que de leurs nageoires : un geste que David Bellwood, autre co-auteur de l’étude, qualifie de « remarquablement intelligent » étant donné que les ailerons repoussent et constituent donc une ressource renouvelable.

Mots-clés paléontologie