Des scientifiques ont détecté la présence de substances chimiques toxiques chez les chiens et les chats

Que ferions-nous sans nos adorables boules de poils ? Au fil des ans, nos animaux domestiques sont devenus comme des membres à part entière de notre famille et pour certaines personnes, il est difficile d’imaginer la vie sans eux.

Toutefois, d’après une récente étude menée par des scientifiques du New York State Department of Health et publiée dans la revue Environmental Science & Technology Letters, vivre avec des chiens et des chats peut s’avérer dangereux.

Cette équipe de chercheurs a en effet révélé la présence de substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS) chez ce type d’animaux de compagnie. Or en grande concentration, les PFAS peuvent être toxiques pour les êtres humains.

Des traces de PFAS retrouvées dans les excréments de chiens et de chats

Les PFAS sont des composés fluorés hydrophobes et lipophobes qui sont présents dans la majorité des produits que nous utilisons dans la vie quotidienne. Ils se retrouvent le plus souvent dans des produits domestiques ou industriels. En grande quantité, les PFAS peuvent représenter un danger pour la santé des êtres humains.

Dans le cadre de leur étude, les chercheurs du New York State Department of Health ont analysé les excréments de 41 chats et de 37 chiens, vivant dans la région d’Albany, à New York, pour détecter la présence de 15 différents types de PFAS.

À leur grande surprise, ils y ont trouvé des traces mesurables de 13 types de PFAS.

Des quantités inquiétantes de PFAS

D’après les scientifiques, ces animaux domestiques, à l’instar de leurs propriétaires, ont été exposés à des quantités inquiétantes de PFAS. « L’excrétion fécale quotidienne estimée suggère que les chiens et les chats sont exposés à certains PFAS à des doses supérieures au niveau minimum recommandé pour ne pas représenter un risque pour l’Homme. »

Les chercheurs ont indiqué que la détection de ces PFAS chez les chiens et les chats suggère une « exposition généralisée » de ces animaux à ces composés. Bien que l’utilisation des PFAS ait diminué aux États-Unis depuis 2002, certaines de ces substances ont encore été retrouvées dans l’eau potable à travers le pays.

L’exposition à une grande concentration de PFAS peut augmenter les risques de cancer, mais aussi générer des troubles hormonaux et affecter le système immunitaire.

Mots-clés PFAS