Des scientifiques ont développé une feuille artificielle capable d’imiter la photosynthèse et de produire du gaz propre

Récemment, des scientifiques de l’Université de Cambridge ont réussi à créer une feuille artificielle qui peut effectuer la photosynthèse comme les plantes naturelles. Le développement de la feuille entre dans le cadre d’un projet visant à produire du gaz propre que l’on trouve généralement dans les carburants, le plastique, ainsi que dans les produits pharmaceutiques.

Chez les plantes, le phénomène de photosynthèse permet à la plante de collecter l’énergie solaire et d’absorber le dioxyde de carbone et l’eau. Selon les informations, bien qu’il existe à l’heure actuelle un gaz issu des combustibles fossiles appelé « syngas » ou gaz de synthèse, le gaz neutre en carbone produit par les scientifiques à l’aide de la feuille artificielle pourrait constituer une solution alternative durable à l’essence.

Des trèfles

Crédits Pixabay

Les résultats de l’étude ont été publiés dans la revue Nature Materials.

Comment cela fonctionne-t-il ?

D’après les explications des scientifiques, il semblerait que la nouvelle feuille artificielle soit durable contrairement à ce qui avait été fait auparavant, et ce, grâce à la combinaison des matériaux et des catalyseurs qu’ils ont utilisés. Durant le processus, deux absorbeurs de lumières sont utilisés. Ils ont la même fonction que les molécules présentes dans les plantes qui captent la lumière du soleil. Ces absorbeurs sont couplés avec un catalyseur à base de cobalt.

Dans l’eau, un des absorbeurs produit de l’oxygène en utilisant le catalyseur. Le second réduit le dioxyde de carbone et l’eau en monoxyde de carbone et en hydrogène grâce à une réaction chimique. Le mélange obtenu constitue  le gaz de synthèse.

Une feuille passe-partout

Selon les informations, la nouvelle feuille artificielle peut fonctionner même pendant les temps nuageux ou quand le ciel est entièrement couvert.

Virgil Andrei, premier auteur de l’article et doctorant à l’Université de Cambridge a déclaré que l’utilisation de cette technologie n’est pas uniquement limitée aux pays chauds ou encore aux mois chauds de l’année. « On peut l’utiliser de l’aube au crépuscule, n’importe où dans le monde » a-t-il ajouté.

Pour le professeur Erwin Reisner qui fait partie de l’équipe derrière l’étude, la prochaine étape est de fabriquer directement du carburant liquide en seulement une étape, en utilisant le dioxyde de carbone et l’eau. Jusqu’à présent, pour obtenir du carburant liquide, il est en effet encore nécessaire de produire d’abord du syngas avant de le transformer ensuite en carburant.

Quoi qu’il en soit, cette découverte sera plus que bénéfique pour les entreprises de transport qui ont besoin de carburant liquide, notamment celles qui travaillent dans l’aviation, dans le secteur maritime ou dans le transport lourd.