Des scientifiques ont mis la main sur un arbre vieux de plus de 2.600 ans

Nous savons tous que les arbres sont parmi les êtres vivants dont la longévité dépasse tout entendement. Le cyprès chauve qu’une équipe de scientifiques a découvert dans les marais de Three Sisters à Black River en Caroline du Nord en est un parfait exemple.

C’est en réalisant des mesures dans un peuplement de cyprès chauves que les chercheurs savaient âgés qu’ils  sont tombés sur cet arbre millénaire. En quelque sorte, c’est une découverte assez fortuite, car principalement, leur objectif était d’étudier l’histoire climatique de la région et la sensibilité des espèces d’arbres face au changement climatique.

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Cette espèce de cyprès, le Taxodium distichum, est connue pour sa longévité qui peut facilement dépasser les mille ans. D’ailleurs, cette étude révèle que ce sont les plus anciennes espèces d’arbres connues jusqu’à présent, parmi celles qui peuplent les zones humides. Cet individu en particulier ayant au moins 2.624 ans d’existence selon les scientifiques.

La cinquième espèce en termes de longévité pour les arbres monoclonaux

Pour la longévité des arbres, les scientifiques opèrent une distinction entre les arbres clonaux, qui sont génétiquement identiques, car proviennent de la même souche et peuvent vivre des dizaines de milliers d’années, et les arbres non clonaux, qui se reproduisent sexuellement, c’est-à-dire avec des graines qui se propagent.

Actuellement, le plus vieil arbre non clonal a été découvert en 2012 dans les Montagnes Rocheuses. C’est une espèce de pin, le pin Bristlecone (Pinus longaeva), et on estime son âge à plus de 5.065 ans. Derrière lui, on peut trouver d’autres espèces comme l’alerce du Chili (Fitzroya cuppressoides), le sequoia géant (Sequoiadendrum giganteum) dont un représentant est le fameux « Général Sherman » qui se trouve en Califormie, et le genévrier (Juniperus occidentalis).

Une population qui risque de disparaître avec les effets du changement climatique

Même si les arbres sont nombreux sur notre planète (une étude publiée dans Nature en 2015 estime qu’il en a à peu près 3.000 milliards), les risques que posent les effets du changement climatique sont réels, par exemple dans le cas d’une élévation du niveau de la mer.

En effet, pour le cas du peuplement forestier de cyprès chauve étudié par ces chercheurs, situé à seulement 2 mètres au-dessus du niveau de la mer, il risque de disparaître sous les flots.