Des sociétés d’hébergement procèdent à la fermeture des sites web néo-nazis

Voilà maintenant un mois qu’un grand nombre de sociétés d’hébergement ont procédé à la destruction des sites web néonazis les plus populaires. Parmi ceux-ci figure un des sites d’Atomwaffen ainsi que la radio en ligne Wehrwolf. Le premier est un groupe extrémiste néonazi suspecté d’être l’auteur de cinq meurtres.

Le second excelle dans la création de podcasts. L’information provient de Motherboard.

Facepalm

Crédits Pixabay

Certains néonazis pensent le gouvernement américain se cache derrière cette opération massive visant à démanteler tous les sites de rencontre des nationalistes blancs. D’autres l’attribuent à des entreprises étroitement liées à la mosquée Christchurch qui, il y a quelques semaines, a été la victime d’un attentat perpétré par un nationaliste blanc.

Pour l’heure, ni les autorités américaines ni le FBI ne se sont prononcés sur ces affaires de fermeture de site néonazi.

Les sociétés d’hébergement expliquent leurs démarches

Atomwaffen et Wehrwolf ont tous deux été hébergés par un seul et même service : Bluehost. Lors d’une interview avec Motherboard, la société a déclaré, sans pour autant entrer dans les détails : « Atomwaffen a été désactivé pour violation des conditions d’utilisation de Bluehost ».

Après avoir été bloqué par Bluehost, Wehrwolf s’est tourné vers Zencast, une plate-forme spécialisée dans l’hébergement de podcast. Il a alors essuyé un refus.

Selon le service d’hébergement, Wehrwolf ne respecte pas les termes du contrat. « Notre service est un lieu d’expression et nous encourageons la liberté d’expression. C’est bien d’exprimer des points de vue impopulaires, mais nous ne tolérons pas le discours de haine. », a déclaré son porte-parole, avant d’ajouter : « Nos services ne constituent pas un lieu de harcèlement, d’intimidation ou de comportement menaçant, ni un moyen d’inciter les autres à s’engager dans ces activités. »

Les réseaux sociaux comme remparts

Malgré la destruction des sites web néonazis par les services d’hébergement, les partisans du mouvement demeurent très actifs sur les réseaux sociaux, particulièrement sur Twitter, YouTube et Facebook.

L’on sait tout de même que certains comptes Twitter néonazis ont été suspendus.

En 2017, le réseau social a décidé de renforcer son plan de lutte contre l’extrémisme en ligne. Cette semaine, Facebook a également publié une annonce allant dans le sens de Twitter. Les adeptes du nationalisme blanc et du séparatisme blanc feront l’objet d’une attention particulière.