Désactivation des applications web : Apple à nouveau dans le collimateur de l’UE

Il y a quelques jours, la firme de Cupertino a dévoilé la deuxième version bêta d’iOS 17.4. Cette version test du logiciel d’Apple suscite la controverse depuis sa sortie. Ceci à cause du fait qu’il y soit désormais impossible d’ajouter des sites web à l’écran afin que ceux-ci e comportent comme des applications mobiles.

Affaire antitrust UE : Apple tente une action désespérée
Crédit : 123rf

À la place, les utilisateurs ont droit à un simple raccourci avec une option d’ouverture dans Safari. Une situation qu’Apple a justifiée en invoquant des raisons de conformité à la loi sur les marchés numériques (DMA). Ce qui n’est pas du tout du goût des utilisateurs et des développeurs. Ils estiment qu’Apple cherche à favoriser l’App Store, en rendant les applications web moins attrayantes et moins accessibles.

Une enquête pourrait être diligentée très prochainement

Face à cette situation, la Commission européenne a décidé d’examiner de plus près la décision d’Apple, qui pourrait constituer une violation des règles de concurrence de l’UE. Selon le Financial Times, les autorités européennes de régulation de la concurrence ont envoyé des demandes d’informations à Apple et aux développeurs d’applications web, afin d’évaluer l’impact de ce changement sur le marché.

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“Nous examinons en effet les mesures de conformité de tous les gardiens, y compris Apple. Dans ce contexte, nous examinons en particulier la question des applications web progressives, et nous pouvons confirmer l’envoi de demandes d’informations à Apple et aux développeurs d’applications, qui peuvent fournir des informations utiles pour notre évaluation”, a déclaré la Commission européenne au Financial Times.

Si la Commission européenne conclut qu’Apple a enfreint les règles de concurrence, elle peut ouvrir une procédure formelle et infliger à l’entreprise une amende. Celle-ci peut aller jusqu’à 10 % de son chiffre d’affaires annuel mondial, soit environ 27 milliards de dollars. Il faut rappeler qu’une menace d’amende évaluée à 500 millions de dollars plane également sur la marque à la pomme. La commission de l’UE pourrait également imposer des mesures correctives à Apple.

Une affaire qui viendrait s’ajouter à d’autres en cours

Il ne s’agit donc pas de la première que la firme de Cupertino se retrouve dans la ligne de mire de l’Union européenne. Il faut même dire que c’est devenu récurrent.

En juin 2020, la Commission européenne a ouvert deux enquêtes antitrusts contre Apple, l’une portant sur l’App Store et l’autre sur Apple Pay, son service de paiement mobile. Ces enquêtes sont toujours en cours.

Apple a jusqu’au 6 mars pour se conformer à la loi sur les marchés numériques, qui entrera en vigueur le 1er avril. Il est possible qu’Apple fasse de nouvelles concessions pour éviter une enquête approfondie sur les applications web, mais il est également possible qu’elle maintienne sa position et conteste la loi devant les tribunaux.

Quoi qu’il en soit, l’affaire des applications web est loin d’être terminée, et elle pourrait avoir des conséquences importantes pour l’avenir du marché des applications mobiles en Europe.

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