Deux adolescents arrêtés suite à un viol diffusé sur Twitter et Snapchat

Ces dernières années, les réseaux sociaux ont  été très utilisés pour partager des contenus choquants… mais aussi criminels. En France, c’est ce qui est arrivé sur Snapchat et Twitter : la vidéo d’un viol a été partagée sur les deux plateformes sociales.

Les deux mineurs soupçonnés d’être à l’origine de la terrible vidéo ont été appréhendés par la justice le 22 décembre dernier, après que la vidéo ait été signalée à la Plateforme d’harmonisation, d’analyse, de recoupement et d’orientation des signalements (Pharos).

Les deux jeunes sont actuellement en détention, tandis que les autorités mènent l’enquête et tentent d’empêcher la propagation de la vidéo sur les réseaux sociaux.

Twitter et Snapchat, en partie responsables ?

Pour Marlène Schiappa, la secrétaire d’État, il s’agit d’une « vidéo abjecte » dont les auteurs ne doivent pas s’en tirer à bon compte. « Ce sont des adolescents, mais cela n’excuse rien », a-t-elle martelé dans une interview donnée au site Parisien. « Le respect des femmes doit s’appliquer à tous les âges et à tous les territoires de la République. »

La secrétaire pointe également un doigt accusateur sur les réseaux sociaux, plus particulièrement sur Twitter : « dès que j’ai eu connaissance [de la vidéo], j’ai immédiatement contacté Twitter pour qu’il la retire. Mais des copies circulent encore. Ce réseau social n’est pas à la hauteur, les criminels le savent, voilà pourquoi ils s’en servent ».

« Force est de constater que le respect des lois et la sécurité des internautes ne sont pas leur priorité. Malgré des plaintes, des milliers de signalements, des comptes de haine, sexistes, homophobes, racistes, sont toujours en ligne. Twitter doit prendre ses responsabilités. »

Renforcer la loi pour stopper ce genre de pratique

Ce n’est pas la première fois que des contenus choquants de ce genre sont partagés sur les réseaux sociaux en France. Il y a quelques jours, deux autres adolescents se sont fait poursuivre en justice par la SPA à la suite d’une vidéo qu’ils avaient partagée sur Snapchat qui les montrait  en train d’enfermer un chaton dans un micro-ondes qu’ils ont ensuite allumé.

Pour Marlène Schiappa, il est devenu indispensable de renforcer la loi pour endiguer ce genre de pratique et forcer les réseaux sociaux à agir… mais aussi pour sensibiliser les jeunes.

« Depuis l’an dernier, les internautes qui insultent des victimes peuvent être condamnés comme ceux qui retweetent ce type de vidéos », a indiqué la secrétaire d’État. Elle s’est déclarée particulièrement indignée par le manque de compassion de la part de certains Internautes qui s’en sont pris à la victime du viol filmé et partagé sur Twitter et Snapchat.

Pour ce qui est des deux coupables, on ne sait pas encore ce que leur réserve la justice, car l’enquête poursuit encore son cours.

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