Deux personnes arrêtées pour avoir publié des montages de films de 10 minutes sur YouTube

YouTube applique une politique de tolérance zéro en matière de propriété intellectuelle et de piratage. Il est ainsi formellement interdit de partager sur la plateforme des copies illicites de films ou de séries. Et il semblerait que cela vaille aussi pour les montages de films. Explications.

Cette affaire nous vient du Japon. Les sociétés cinématographiques locales ont constaté ces derniers mois une montée en puissance sur YouTube de ce que l’on appelle des “films rapides”.

Une image représentant YouTube
Image par Dev Ashish de Pixabay 

Le concept est relativement simple. Plutôt que de partager des films ou des séries complètes et prendre ainsi le risque de s’exposer aux foudres de la plateforme, certains utilisateurs ont pris l’habitude de partager des montages rapides de 10 minutes.

Les films rapides, nouvelle tendance sur YouTube

Ces montages n’ont pas pour vocation à illustrer un propos ou servir une critique de ces mêmes oeuvres. En réalité, ils visent surtout à rendre inutile le visionnage de ces oeuvres. Comment ? En condensant tous les moments-clés de ces films ou de ses séries dans une vidéo très courte.

Techniquement, donc, ces utilisateurs ne reproduisent pas l’intégralité de ces oeuvres, mais leur manière d’opérer inquiète tout de même les ayants droit et la CODA (Consent Overseas Distribution Association) a donc décidé d’agir et de poursuivre ces uploadeurs.

Le mois dernier, l’association a donc déposé plainte contre trois personnes originaires du Japon. Et si ces dernières n’ont, selon TorrentFreak, pas fait l’objet de poursuites civiles, elles ont tout de même été arrêtées et placées en détention par les forces de l’ordre. Et elles s’exposent désormais à une action pénale.

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3 personnes initialement arrêtées…

Pour appuyer sa plainte, la CODA a indiqué que ces personnes avaient pu générer d’importants revenus publicitaires en exploitant des oeuvres dont elles ne détenaient pas les droits. Ces films appartenaient en effet à Toho Co. Ltd et à Nikkatsu Corporation.

Loin d’en rester là, la plainte a conduit cette semaine à l’arrestation de deux autres suspects résidant cette fois dans la ville de Tokyo. Ils ont été présentés devant le bureau du procureur et elles sont accusées une fois encore d’avoir téléchargé sur YouTube des oeuvres sans le consentement express des titulaires des droits. A noter que ces deux personnes travaillaient de concert avec les trois personnes arrêtées plus tôt.

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… et deux de plus à présent

La CODA a également fait savoir à nos confrères qu’elle avait identifié 55 comptes spécialisés dans la diffusion de ces “films rapides”. Il est donc probable que cette plainte conduise rapidement à de nouvelles arrestations.

Pour le moment, il semblerait que cette pratique soit circonscrite au Japon. Mais au train où vont les choses, il ne serait pas surprenant que ces fameux “films rapides” débarquent joyeusement dans nos contrées. Et si vous comptiez vous-mêmes vous lancer dans cette activité, alors il sera sans doute préférable de changer vos plans.

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