Le Dieselgate aurait coûté la vie à 5000 personnes en Europe

Le Dieselgate semble bien parti pour sortir de sa tombe. Une étude portant sur les effets consécutifs aux mesures prises par certains constructeurs vient en effet d’être publiée. Elle se fonde sur une théorie selon laquelle la pollution de l’air provoquée par les voitures diesel truquées tue cinq mille personnes par an en Europe. Un chiffre qui pourrait être considérablement réduit si les véhicules respectaient les normes en termes d’émission d’oxyde d’azote (NOx).

Pour rappel, l’affaire Dieselgate a éclaté en 2015. Elle concernait à priori le groupe Volkswagen qui a limité frauduleusement les émissions polluantes de ses véhicules diesel lors des tests d’homologation.

Pollution voiture

Ces révélations ont bien évidemment suscité des soupçons sur les autres marques de voiture, donnant ainsi vie à un véritable climat de défiance à l’encontre des véhicules de type diesel.

Les véhicules diesel montrés du doigt

Faisant référence aux pays européens, cette étude est parue dans les Environmental Research Letters.

Les chercheurs ont été tranchants dans leurs conclusions. D’après eux, les véhicules roulant au diesel seraient responsables de milliers de morts en Europe à cause de leur émission de pollution aux particules fines.

Plus précisément, dix mille morts sont dus à ce genre de pollution chaque année. Selon les chercheurs, la triche des constructeurs automobiles concernant les émissions de NOx aurait largement participé à l’aggravation de la situation. En effet, si ces derniers avaient respecté les normes lors des tests effectués en laboratoire, ce chiffre aurait été réduit de moitié.

La France, l’Allemagne et l’Italie sont les plus concernées

Selon les modélisations des scientifiques, le phénomène Dieselgate aurait tué plus de personnes en France, en Allemagne et en Italie. Pour cause, ces pays détiennent un nombre de populations assez important ainsi qu’une proportion élevée de voitures au diesel.

L’Europe dispose à lui seul près de la moitié de la totalité des véhicules à moteur diesel dans le monde. Plus précisément, cent millions de ce type de voiture ont été recensés sur le réseau européen. Un chiffre qui a commencé à grimper depuis les années 90.

Les voitures à essences ne sont pas pour autant mieux. En effet, si les moteurs diesel émettent de l’oxyde d’azote, ceux à essence diffusent de dioxyde de carbone. Un autre type de polluant qui affecte la couche d’ozone.

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