Donkey Kong 64 : dans sa première forme, le Crache-Coco a “horrifié” Shigeru Miyamoto

Le directeur créatif de Donkey Kong 64 a récemment révélé que lorsque Shigeru Miyamoto était venu dans les locaux de Rare pour s’y voir présenter une version peu avancée du jeu, il est apparu “horrifié” de voir son personnage brandir une arme à feu réaliste. Et de s’être alors emparé de papier et d’un crayon pour proposer ce qui deviendra la version définitive du Crache-Coco.

Des trois principaux territoires sur lesquels est déversée la production vidéoludique, le Japon a étonnamment été le dernier servi lors de la distribution de Donkey Kong 64. Le 10 décembre 1999, soit il y a très exactement vingt ans au moment où sont rédigées ces lignes, Donkey Kong débarquait en totale 3D sur les Nintendo 64 nippones.

Comme on peut s’en douter, la version finale du jeu n’a pas été, sur un certain nombre de points, celle sur laquelle Rare a travaillé durant les premiers mois de développement. Et sur un élément en particulier, Shigeru Miyamoto a même tenu à avoir son mot à dire.

Miyamoto a dessiné la forme finale du Crache-Coco après avoir vu la première

Dans un entretien accordé à GamesRadar+, George Andreas, directeur créatif sur Donkey Kong 64, a ainsi raconté comment le papa du gorille a eu une directe influence sur le développement du jeu :

“M. Miyamoto, M. Iwata et Howard Lincoln – président de Nintendo of America à l’époque – étaient venus dans notre nouveau studio. Nous avons mis le jeu en route, ils ont vu le rap, puis j’ai commencé à courir en tant que DK [NDLR : Donkey Kong]. J’allais de liane en liane, je ramassais des bananes, et ça commençait vraiment à les faire sourire. Et puis j’ai appuyé sur le bouton pour sortir le pistolet. Ce n’était pas un pistolet texturé auquel on pouvait s’attendre, mais un fusil de chasse réaliste avec des balles qui volaient et avec des effets sonores horribles.”

Et notre homme de poursuivre :

“Vous vous habituez tellement aux choses pendant qu’elles sont en développement, même s’il s’agit d’espaces réservés, et j’avais complètement oublié que ce pistolet était là. Je tire sur des castors, je me tourne et je vois ce regard d’horreur sur le visage de Miyamoto ! Il a souri et, après avoir pris du papier et un crayon, a dessiné un pistolet à noix de coco devant nous. Il y avait des feuilles dessus et il me l’a tendu. Je l’ai regardé et j’ai dit “Oh oui, c’est cool, nous allons le mettre’ et le Crache-Coco est venu après ça.”

On peut se demander si, sans la réaction de Shigeru Miyamoto, Rare aurait également cherché à donner une autre allure à cette arme dans sa première forme.