Droits d’auteur : Tracy Chapman gagne son procès contre Nicki Minaj pour une chanson ayant fuité

La chanteuse Tracy Chapman vient de remporter un procès qui l’opposait à sa collègue Nicki Minaj concernant une affaire de droits d’auteur. Rapidement, pour vous donner l’eau à la bouche : Tracy Chapman avait refusé d’autoriser Nicki Minaj le sampling de l’un de ses titres, pour au final constater que le morceau nouvellement constitué avait fuité à la radio.

Le ‘sampling’ dans la musique ne date pas d’hier, mais de tout temps, il est préférable de se montrer honnête avec toutes les parties concernées quand on en fait usage. Il y a quelques années, alors qu’elle enregistrait son quatrième album studio Queen (sorti en 2018), Nicki Minaj avait souhaité ‘sampler’ la chanson “Baby Can I Hold You” de Tracy Chapman pour un morceau appelé “Sorry”.

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Comme le rapporte Entertainment Weekly, une demande d’autorisation avait été formulée auprès de Tracy Chapman, qui avait alors exprimé un refus. C’est pourquoi les possesseurs de Queen n’ont pu profiter d’un support physique officiel pour “Sorry”. Ce qui ne les a toutefois pas empêchés, entre autres publics, de découvrir ce titre par un autre biais.

Nicki Minaj aurait diffusé à la radio un titre défendu

Il se trouve que “Sorry” avait tout de même fuité, et ce sur la populaire radio new-yorkaise DJ Funkmaster Flex. Il se dit même que la diffusion aurait directement émané de Nicki Minaj. Tracy Chapman avait alors porté plainte.

Nicki Minaj a fait entendre qu’une décision favorable à la plaignante porterait atteinte au droit des artistes dans la réalisation d’expériences en studio. Un argument validé par la juge Virginia Phillips. Il restait malgré tout à déterminer l’origine de la fuite. Nicki Minaj a semblé vouloir faire porter le chapeau à Nas, figurant également sur le morceau, avant de finalement proposer un accord de 450 000 dollars (environ 370 000 euros) à Tracy Chapman. Cette dernière ayant accepté la proposition, aucun procès n’aura lieu. Tracy Chapman s’est publiquement réjouie de cette conclusion :

“Je suis heureuse que cette affaire ait été résolue et je suis reconnaissante de cette issue juridique qui affirme que les droits des artistes sont protégés par la loi et devraient être respectés par les autres artistes. Dans cette situation, on m’a demandé à de nombreuses reprises l’autorisation d’utiliser ma chanson; à chaque fois, poliment et en temps voulu, j’ai dit non sans équivoque. Apparemment, Mme Minaj a choisi de ne pas entendre et a utilisé ma composition malgré mes intentions claires et expresses”.

Et d’avoir ajouté :

“En tant qu’auteure de chansons et éditrice indépendante, je suis connue pour protéger mon travail. Je n’ai jamais autorisé l’utilisation de mes chansons pour des ‘samples’ ou demandé un ‘sample’. Ce procès était un dernier recours – poursuivi dans un effort pour me défendre et défendre mon travail et pour chercher à protéger l’entreprise créative et l’expression des auteurs de chansons et éditeurs indépendants comme moi”.