Ca chauffe pour le frère d’Elon Musk

Elon Musk a un frère qui siège au Conseil d’administration de SpaceX et de Tesla : Kimbal Musk.  Il s’est enrichi à la Silicon Valley, en gérant des entreprises aux côtés de son frère. Actuellement, il est à la tête d’une société à but non lucratif appelée Big Green. La boîte s’est spécialisée dans la construction de jardins d’apprentissage utopiques, et sans syndicat.

En effet, comme les entreprises d’Elon, Big Green se veut anti syndicaliste.

L'image stylisée d'une plante dans son pot
Image par Sonof_Deair de Pixabay – image recadrée

Aux dernières nouvelles, les employés de Big Green ont déposé une plainte pour pratique déloyale de travail contre l’entreprise. Précisément, ils ont soumis trois documents d’accusation au Communications Worker of America (CWA) du National Labor Relations Board le 2 août.

Big Green construit des potagers dans des écoles sous-financées de Détroit, Memphis, Chicago ainsi que d’autres villes. Aujourd’hui, c’est le personnel qui cultive les fruits et légumes sur ces zones durables se lève contre la société.

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Parler du syndicat peut leur coûter leur travail

Le personnel s’est plaint d’avoir été réprimandé pour avoir discuté et publié des informations sur leur syndicat sur Instagram et Twitter.

Ses membres n’auraient en outre pas le droit de communiquer entre eux ou publiquement au sujet du syndicat. Ils seraient même menacés de mesures disciplinaires allant jusqu’au licenciement s’ils commettent cette « faute ».

« Big Green a informé les employés cherchant à se syndiquer qu’ils ne pouvaient pas communiquer entre eux ou avec les médias concernant leurs conditions d’emploi [et] a menacé les employeurs de prendre des mesures disciplinaires pouvant aller jusqu’au licenciement s’ils parlent entre eux ou publiquement de leurs préoccupations concernant le lieu de travail. »

Le document d’accusation

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Une tendance anti syndicaliste qui tend à se généraliser ?

Le personnel de l’entreprise a déjà reçu une demande de reconnaissance syndicale volontaire de la part de ses employés. Elle a répliqué par une lettre adressée à l’ensemble du personnel, rejetant la demande.

D’après l’un de ses employés, Big Green aurait pourtant encouragé son personnel à publier des messages sur l’entreprise et leur travail sur les médias sociaux auparavant.

Notons que l’anti syndicalisme de la société de Kimbal Musk se range parmi une nouvelle tendance que l’on retrouve également chez une série d’institutions et d’entreprises dites « progressistes ». Il s’agit essentiellement de musées d’art, d’universités, de cabinets d’avocats d’intérêt public et des entreprises d’énergie verte.