Du liquide céphalo-rachidien coule de son nez après un prélèvement pour le test du COVID-19

Afin de limiter la propagation du Sars-CoV-2, les tests sont vraiment essentiels et parmi ces derniers, il y a les prélèvements nasaux. Comme nous le prouve le cas suivant, ces derniers peuvent entraîner de graves complications, s’ils sont mal réalisés, même si de tels résultats sont exceptionnellement rares.

Aux États-Unis, une femme âgée de la quarantaine a en justement fait l’expérience. Souffrant d’une maladie rare, dont les médecins n’avaient pas connaissance, un test maladroit a provoqué un écoulement de liquide céphalo-rachidien par le biais de son nez.

Une femme qui saigne du nez

Photo de Velizar Ivanov. Crédits Unsplash

Fort heureusement, après une intervention, des séquelles irréversibles ont pu être évitées. Cet incident nous rappelle qu’avant d’effectuer ce genre de prélèvement, des formations sont nécessaires.

Cet accident aurait pu causer la mort de cette femme

Avant ce prélèvement qui a mal tourné, la patiente en a apparemment passé un autre. Mais après le deuxième prélèvement, cette dernière a observé que du liquide clair coulait par son nez. Les maux de tête, vomissements et divers malaises se sont par la suite enchaînés.

Ce qui a obligé les médecins de l’hôpital de l’Université de l’Iowa à la transférer aux urgences.

Après avoir revu les dossiers médicaux de la patiente, les intervenants ont découvert qu’elle était atteinte d’une encéphalocèle, une hernie cérébrale qui fait qu’une partie de son cerveau gonfle et finit par obstruer son nez. Apparemment, c’est dû à une opération antérieure destinée à traiter l’hypertension intracrânienne dont cette femme a souffert.

Heureusement, une intervention chirurgicale a permis de réparer les dégâts de ce prélèvement nasal mal effectué. Et même si la patiente est actuellement totalement rétablie, l’opération aurait pu lui coûter la vie si les médecins ne sont pas intervenus à temps.

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Les prélèvements nasaux nécessitent une formation

Durant ces prélèvements nasaux, le personnel de santé ne doit pas diriger le bout de la tige vers le haut. L’outil doit plutôt suivre le trajet du plancher du nez, donc pointer vers le bas. Toutefois, si les intervenants décident de le pointer vers le haut, une délicatesse extrême est cruciale.

Suite à ce qui est arrivé à cette femme, l’un des médecins de l’hôpital de l’Université de l’Iowa qui l’a opéré a souligné l’importance d’une bonne formation, avant la pratique de ces prélèvements nasaux.

En effet, même s’il s’agit d’un cas isolé, d’innombrables tests sont appelés à être réalisés d’ici la fin de cette pandémie. Et ce genre de mésaventure n’est pas forcément la bienvenue. Et c’est l’une des principales raisons pour lesquelles les prélèvements de ce genre sont pratiqués par un personnel compétent, du moins en France.

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