Du nouveau concernant l’extinction de masse de la fin du Crétacé

Il y a 66 millions d’années, un astéroïde faisant 12 kilomètres de diamètre s’est écrasé sur Terre. Cet événement a été l’élément déclencheur de l’extension de masse de la fin du Crétacé. Avec ce cataclysme, la majorité des espèces qu’abritait notre planète a en effet disparu.

Dans une étude récemment publiée dans la revue académique Proceedings of the National Academy of Sciences, une équipe composée de scientifiques provenant des États-Unis, du Royaume-Uni ainsi que de l’Australie nous éclairent un peu plus sur cet incident.

Un astéroïde flottant dans l'espace

Crédits Pixabay

Après avoir étudié de près le site d’impact de cet astéroïde et ses alentours, les chercheurs avancent que la cause principale de l’extinction de masse de la fin du Crétacé serait due à l’hiver d’impact, un dérèglement climatique engendré par l’écrasement de ce corps céleste sur Terre.

Le choc a dégagé différents éléments qui ont causé l’hiver d’impact

Avant d’avancer cette hypothèse, les chercheurs ont examiné les marqueurs de brûlure qui sont présents sur le point d’impact de cet astéroïde, le cratère Chicxulub, qui se trouve dans la péninsule du Yucatán (Mexique).

Selon les résultats de leurs analyses, la collision de ce corps céleste avec la Terre a exposé la zone à des températures élevées, tout en produisant des aérosols de poussière de sulfate et de la suie. Une fois que ces éléments se sont retrouvés dans la haute atmosphère, notre planète a été plongée dans une longue ère glaciale et sombre, l’hiver d’impact.

La source de ces marqueurs de brûlure a toujours été au centre des débats

John Curtin, chercheur à l’Université Curtin (Australie), défend bien cet argument. Combinés aux aérosols de poussière de sulfate et à la suie, le dégagement d’hydrocarbures aromatiques polycycliques a aussi contribué à cet hiver d’impact, bloquant la lumière du soleil en venant engorger l’atmosphère. Ce qui a ensuite conduit à l’extinction de masse de la fin du Crétacé en perturbant différents cycles du vivant sur notre planète.

Selon Shelby Lyons, chercheur au Département de Géosciences de la Pennsylvania State University (États-Unis), depuis au moins 3 décennies, la communauté scientifique a affirmé que les feux de forêt causés par le crash de cet astéroïde étaient à l’origine des marqueurs de brûlure présents sur le site.

Mais cette thèse est finalement contredite par les résultats de ces nouveaux travaux de recherche.

Mots-clés écologie