Du nouveau sur une nouvelle classe de planètes très particulières dont la densité serait comparable à celle de la barbe à papa

Grâce au télescope de la NASA, Hubble, des données chimiques sur une nouvelle classe de planète surnommée « Super-Puffs » ont été obtenues par des chercheurs. La particularité de ces exoplanètes réside dans le fait que leur densité est comparable à celle de la barbe à papa.

Ces planètes si particulières se situent dans le système Kepler 51 et ont été découvertes en 2012 grâce au télescope spatial Kepler. Mais il aura fallu 2 ans après leur découverte pour pouvoir déterminer leur densité.

Jupiter s'est trouvée une cousine, en dehors du système solaire

Crédits pixabay.com

Maintenant, d’après les données récoltées, les chercheurs ont de nouveaux indices sur la composition de l’atmosphère de cette nouvelle classe d’exoplanètes, trois « Super Puffs » orbitant autour d’une jeune étoile assez similaire à notre Soleil.

On en sait un peu plus sur ces « Moutons de poussières »

Grâce à Hubble, des données concernant la masse et la taille de cette nouvelle classe de planète ont pu être obtenues. Leurs atmosphères composées d’hydrogène et d’hélium sont gonflées au point d’être semblables à celui de Jupiter, même si leur masse ne surpasse pas plusieurs fois celle de la Terre.

Aussi grandes que Jupiter, elles disposent cependant d’une masse cent fois moins importante. Ces deux planètes si particulières observées, Kepler 51 b et 51 d, possèdent des spectres qui ne présentent aucune signature chimique révélatrice.

Jessica Libby-Roberts de l’Université du Colorado a d’ailleurs déclaré que ce résultat est vraiment inattendu. Cette dernière précise également que l’équipe s’attendait à y observer de grandes absorptions d’eau, ce qui n’était vraiment pas le cas. Et contrairement aux nuages de la Terre, il est possible que les leurs soient composées de brouillards photochimiques, de cristaux de sel et de poussières.

De jeunes planètes qui continueront d’évoluer à l’échelle du cosmos

Selon les études de l’équipe, il est fort probable que leur faible densité soit due au jeune âge de leur système. En effet, notre soleil à 4,6 milliards d’années alors que l’étoile autour de laquelle Kepler 51b et Kepler 51d orbitent n’a que 500 millions d’années.

Naturellement, les exoplanètes en question sont également d’une relative jeunesse, raison pour laquelle leurs densités sont si faibles, selon les scientifiques. Ce qui fait d’ailleurs que de telles planètes ne soient plus présentes dans notre système solaire qui est déjà plus âgé.

Les scientifiques pensent que ces exoplanètes se sont formées hors de la région où ils orbitent actuellement, là où les matériaux glacés ont dans la possibilité de survivre. Elles ont par la suite migré à la chaîne vers l’intérieur pour se retrouver à leurs positions actuelles.