Dubaï va créer un tribunal de l’espace

Dubaï met en place un tribunal de l’espace pour prendre en charge les litiges relatifs aux activités spatiales. L’initiative est une réponse à la forte croissance de l’industrie spatiale.

La première ville des Émirats arabes unis (EAU) a récemment annoncé la création d’un tribunal de l’espace. Celui-ci siègera au Dubaï International Financial Centre (DIFC). La nouvelle instance constituera un cercle approprié pour régler les différends relatifs aux activités spatiales internationales. En partenariat avec la Dubaï Future Fondation, cette cour spéciale a pour but de faire des Émirats arabes unis un acteur incontournable dans la résolution des conflits commerciaux au sein de l’industrie spatiale mondiale. Pour rappel, l’État fédéral avait lancé l’an dernier une mission ciblant la planète Mars.

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Bien entendu, les juges seront formés pour devenir des experts des litiges liés aux activités spatiales. Des organismes internationaux et des agences régionales les initieront aux différentes règlementations.

Un support judiciaire pour répondre aux exigences des activités spatiales

Président du DIFC, Zaki Azmi se dit satisfait de la création de ce tribunal de l’espace. Le juge n’a pas manqué de souligner que la nouvelle instance est une initiative mondiale. Son existence apportera un soutien judiciaire adapté aux explorations spatiales.

Ce type d’activité possède effectivement des exigences très strictes.

L’industrie spatiale se mondialise. De plus en plus de pays se lancent dans le secteur. Le nombre d’entreprises privées évoluant dans le milieu ne cesse d’ailleurs d’augmenter. Il en résulte des accords commerciaux complexes. D’où la nécessité de mettre en place un système judiciaire spécial. Le tribunal de l’espace de Dubaï aura notamment pour mission de soutenir et protéger les acteurs de l’industrie.

Les Émirats arabes unis, pionniers de l’exploration spatiale dans le monde arabe

Depuis 1967, le Traité de l’espace de l’ONU ainsi que d’autres conventions et résolutions internationales régissent le droit de l’espace. Ces accords ne sont malheureusement plus en mesure d’encadrer efficacement les activités spatiales à cause de la montée en puissance du secteur privé.

En 2019, un premier astronaute émirati avait été envoyé dans l’espace. L’an dernier, l’État fédéral a lancé la première mission spatiale du monde arabe. La sonde Hope atteindra bientôt son objectif : la planète Mars. Ces dernières années, les Émirats arabes unis ont aussi augmenté leurs investissements pour l’exploration spatiale, ce qui témoigne de leur grand intérêt pour ce domaine.